LA DÉCISION HÂTIVE DE L’AUTRICHE DE LIBÉRER LE SUSPECT DANS L’AFFAIRE DU 13 JANVIER SAPE LE PRINCIPE DE SOLIDARITÉ EUROPÉENNE ONT DIT LES MINISTRES DES PAYS BALTES
La décision hâtive des institutions autrichiennes de libérer le suspect arrêté dans l’affaire des massacres du 13 Janvier a un impact négatif sur la coopération efficace des pays membres de l’Union européenne dans les affaires pénales et sape le principe de solidarité européenne, est-il affirmé dans la lettre commune des ministres des Affaires étrangères des pays baltes à la Commission européenne.
La lettre du ministre lituanien des Affaires étrangères Audronius Ažubalis, du ministre letton des Affaires étrangères Girts Valdis Kristovskis et du ministre estonien des Affaires étrangères Urmas Paet, envoyée le 19 juillet et adressée à la Commissaire européenne chargée de la justice, des droits fondamentaux et de la citoyenneté Viviane Reding et aux ministres européens des Affaires étrangères, exprime la préoccupation concernant la précipitation de la décision des institutions autrichiennes pour libérer le suspect citoyen russe Michail Golovatov.« Nous soulignons que le mandat d’arrêt européen est un instrument basé sur la confiance mutuelle au sein de l’UE et il doit être efficacement appliqué dans la pratique afin d’arrêter des personnes, notamment celles qui sont liées à des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité », est-il écrit dans la lettre.
Le 15 juillet, les officiels lituaniens ont été informés de l’arrestation en Autriche le 14 juillet selon le mandat d’arrêt européen du 18 octobre 2010 du citoyen russe Michail Golovatov, suspecté dans l’affaire du 13 Janvier. Dans la nuit du 15 au 16 juillet, la Lituanie a reçu la confirmation de la libération du suspect. La Lituanie ne connaît toujours pas les motifs de cette décision hâtive. Aussi bien la Lituanie que la Lettonie a présenté une note à l’Autriche, dans laquelle il est demandé d’expliquer les détails de cette situation.