Selon le vice-ministre des Affaires étrangères, la défense des droits de l’homme en Crimée occupée est la principale mission des organisations internationales
Le 17 mai 2014, à Kiev, lors de la rencontre avec Moustafa Djemilev, député de la Rada ukrainienne (Parlement), Vytautas Leškevičius, vice-ministre des Affaires étrangères lituanien, a souligné le fait que la situation des droits de l’homme, notamment les restrictions des droits des Tatars de Crimée, dans le territoire ukrainien occupé par la Russie, doit être la priorité de l’agenda des organisations internationales.
M. Djemilev, à qui la Russie a interdit de retourner sur le territoire de Crimée, a informé des problèmes auxquels sont confrontés les Tatars de ce territoire après son occupation par la Russie. Selon lui, les enlèvements des Tatars, l’interdiction de parler leur langue maternelle, les restrictions du droit de rassemblement, la discrimination et même les assassinats sur la base de leur origine ethnique sont devenus le quotidien de la Crimée occupée.
Le 18 mai marque le 70ème anniversaire de la déportation des Tatars de Crimée, cependant la Russie a interdit cette commémoration. En 1944, sur l’ordre de J. Staline, plus de 230 000 Tatars de Crimée (surtout des femmes et des enfants) ont été déporté en Asie Centrale et en Sibérie.