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Selon L. Linkevičius, l’attention sur l’état de droit est essentielle pour la prévention et la résolution des conflits

Le 19 février 2014, Linas Linkevičius, ministre des Affaires étrangères a donné une conférence dans le Centre de l’Europe Orientale et Centrale de l’Université de Columbia sur le thème de la présidence lituanienne du Conseil de l’Union européenne et du Partenariat oriental.

Des représentants de plus de 60 pays ont participé aux débats publics. Dans sa déclaration L. Linkevičius a mis l’accent sur le fait que l’absence d’état de droit avait des conséquences dramatiques. Il également souligné l’importance du rôle de l’état de droit pour prévenir les conflits et rompre les violences.

« Les évènements en République centrafricaine et Syrie sont des exemples choquants qui illustrent ce qui arrive en l’absence de l’état de droit. L’effondrement total de la loi et de l’ordre en République centrafricaine a conduit à des atrocités innommables et à des craintes de nettoyages ethniques et de génocide. D’un autre côté, en Syrie l’état de siège et la famine sont utilisés comme une arme », a souligné L. Linkevičius.

Le ministre des Affaires étrangères lituanien a fait remarquer que les tensions persistantes, les disputes non résolues, l’abus de pouvoir et le déficit démocratique de la gouvernance donnent lieu tôt ou tard à une éruption de violences et de conflits.

« Aujourd’hui c’est au cœur de l’Europe que les contestations ont enflammé l’Ukraine. Au cours des affrontements entre le gouvernement et les manifestants des hommes ont été tués ou blessés. Nous devons recourir à tous les moyens à notre disposition pour mettre fin à l’effusion de sang et pour punir les auteurs de ces actes. Il est indispensable de restaurer l’état de droit pour qu’un dialogue constructif sur la réforme constitutionnelle et le nouveau gouvernement puisse être conduit et les nouvelles violences prévenues », a indiqué L. Linkevičius.


Le ministre des Affaires étrangères a accentué l’importance de se concentrer sur une assistance holistique à l’état de droit. « L’état de droit est beaucoup plus que des actions concrètes et des missions spécifiques menées par les casques bleus. C’est un système fondamental de règles et de droits qui permettent de vivre dans une société sûre, sécuritaire et équitable », a dit le ministre.

En mettant l’accent sur le principe de la responsabilité nationale, L. Linkevičius a indiqué que ce n’est que ce principe qui peut assurer le règne de l’état de droit après le départ des casques bleus. Il a également accentué l’importance de la responsabilité à l’égard des crimes contre l’humanité, du génocide ou des crimes de guerre par ce que c’est un pas important vers la réconciliation et la paix. Selon le ministre, ce sont tout d’abord les systèmes juridiques nationaux à qui incombe la responsabilité de mener des enquêtes et des poursuites. Le ministre des affaires étrangères lituanien a déclaré, que toutefois si le système juridique national n’arrive pas à gérer cette tâche, le Conseil de sécurité, dans le but d’en finir avec l’impunité, doit faire usage de toutes les mesures à sa disposition, y compris des sanctions et des renvois devant la Cour pénale internationale.

L. Linkevičius a remercié les casques bleus et le personnel des missions pour leur travail et leur soutien en faveur des efforts des systèmes juridiques nationaux de mettre en œuvre l’état de droit et a encouragé le Conseil à continuer à organiser régulièrement des débats publics sur le thème de l’état de droit.

La Lituanie a été élue membre non permanent du Conseil de sécurité pour la période 2014–2015. Au mois de février elle tient la présidence du Conseil de sécurité de l’ONU.