NOUS NE POUVONS PAS CRÉER UN AVENIR JUSTE TANT QUE NOUS NE CONNAISSONS PAS TOUTE LA VÉRITÉ SUR LE PASSÉ COMMUN DE L’EUROPE, A DIT LE VICE-MINISTRE LITUANIEN DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES
Lors des questions au Parlement européen le 19 octobre, le vice-ministre lituanien des Affaires étrangères Egidijus Meilūnas a souligné que l’objectif de la Lituanie et des autres pays membres de l’Union européenne de perpétuer la mémoire des crimes des régimes totalitaires est tout d’abord destiné à ce que leurs crimes commis en Europe ne se reproduisent plus jamais.
« Nous ne pouvons créer un avenir juste tant que nous ne connaissons pas toute la vérité sur le passé commun de l’Europe. Ce n’est qu’après une juste évaluation des crimes de tous les régimes totalitaires et de leurs victimes que nous pourrons assurer qu’il n’y aura pas les conditions à une renaissance de ces idéologies qui ont corrompu la mentalité des gens et des sociétés », a dit E. Meilūnas.
Le groupe du Parti populaire européen du Parlement européen a préparé les questions sur le rapport de la Commission européenne « La mémoire des crimes commis par les régimes totalitaires en Europe ».
Elles ont abordé des thèmes importants pour la Lituanie : les bases juridiques pour criminaliser la négation des crimes des régimes totalitaires, l’action éducative pour sauvegarder la mémoire commune, les programmes de financement de l’UE destinés à la mémoire du totalitarisme.
Le président du Parlement européen Jerzy Buzek et la députée lettonne du Parlement européen et chef du groupe « Réconciliation des histoires de l’Europe » Sandra Kalniete ont fait un discours d’introduction.
Le président du Comité des affaires étrangères du Seimas Emanuelis Zingeris et le membre du Seimas Gintaras Songaila ont représenté la Lituanie à la réunion.
Le principal objectif dans ce domaine de la Lituanie et des autres pays membres favorables de l’UE reste toujours la possibilité de revenir à l’avenir à un instrument juridique au niveau européen pour criminaliser la négation des crimes commis par les régimes totalitaires.
La création de la Plateforme européenne de la mémoire et de la conscience le 14 octobre 2011 a été saluée à la séance. Il s’agit d’une initiative importante qui facilitera la coopération entre les différents centres de recherche, les établissements académiques et autres organisations non gouvernementales travaillant dans le domaine de la recherche sur les régimes totalitaires.
Dix-neuf institutions académiques de 13 pays participent à l’activité de la plateforme. La Commission internationale d’évaluation des crimes des régimes d’occupation nazi et soviétique en Lituanie et le Centre de recherches sur le génocide et la résistance des Lituaniens représentent la Lituanie dans l’Organisation.