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MINISTRE LITUANIEN DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES : L’INTÉGRATION DE LA RÉGION DE LA MER BALTIQUE ET L’AMÉLIORATION DE L’INFRASTRUCTURE SONT DES FACTEURS CLÉS DU DÉVELOPPEMENT RÉGIONAL

Le succès du développement de la région de la mer Baltique dépend d’une intégration plus forte des parties orientale et occidentale, de l’infrastructure et de la recherche, de la promotion des innovations et de la société du savoir, a déclaré le ministre lituanien des Affaires étrangères Audronius Ažubalis. Le 31 juillet, le ministre a participé à l’université internationale annuelle d’été, tenue à Klaipėda par l’Institut d’enseignement et de développement « Education», la fondation Konrad Adenauer et les jeunes démocrates chrétiens, qui a été intitulée cette année « La mise en place de la stratégie européenne pour la mer Baltique: en théorie et en pratique».

Selon le ministre, même si des études démontrent que la région de la mer Baltique est l’une des plus compétitives et des plus innovantes dans le monde, il existe des différences significatives entre les parties de la région.

«Notre région nécessite une intégration plus profonde, afin que nous puissions assurer et renforcer sa position concurrentielle, ainsi que profiter de son potentiel du développement », a souligné A.Ažubalis.

Le ministre a ajouté que l’objectif de la Lituanie consiste à créer une communauté unie des États baltes et nordiques, fondée sur les mêmes valeurs. Pour cette raison, on cherche à relancer leur coopération pratique et leur intégration. Cette année, les pays baltes ont proposé de créer un « groupe de sages » des pays baltes et nordiques, qui sera chargé de préparer des propositions pour renforcer la coopération jusqu’au moi d’avril de l’année prochaine.

L’un des domaines clés de coopération et d’intégration, selon le ministre, est le développement de l’infrastructure d’énergie, de transports et de recherche.

« Alimentation sans interruption en énergie, les perspectives de l’intégration des infrastructures et des marchés énergétiques, ainsi que le potentiel des énergies renouvelables dans la région sont considérées comme priorités politiques incontestables. Nous devons également investir dans des infrastructures de transport - routes, chemins de fer et aviation - pour créer de nouveaux marchés et de nouvelles opportunités d’affaires dans la région», a dit le ministre.

Selon lui, la stratégie pour la mer Baltique peut contribuer à des relations plus étroites avec les pays voisins hors de l’UE - la Norvège, l'Islande, la Russie et la Biélorussie - à prendre part aux discussions sur leur rôle dans la coopération régionale.

«Cela s’applique particulièrement au district de Kaliningrad, entouré par les pays membres de l’UE. Grâce à cette stratégie, la région pourrait devenir un véritable «incubateur régional » et avancer dans son développement social et économique», a déclaré A.Ažubalis.

Selon le ministre, il faudrait chercher à développer une coopération efficace avec la Russie et le Bélarus, dans le cadre de la stratégie pour la mer Baltique, non seulement au niveau bilatéral mais prévoir également des mesures de promotion de la coopération régionale dans la politique européenne de voisinage.

Pour que la stratégie de la mer Baltique puisse apporter des bénéfices tangibles pour la région, le ministre a souligné l’importance de la participation du secteur privé et des organisations non gouvernementales dans sa mise en œuvre, ainsi que la hiérarchisation d’objectifs et un financement approprié.

«Sans aucun doute, il est important de hiérarchiser les mesures politiques relatives à la stratégie, y accorder les ressources et les utiliser de manière efficace. Il faudra un peu de temps pour que chaque acteur s’engage et remplisse bien son rôle. Compte tenu des objectifs de la stratégie, à savoir la compétitivité, l’infrastructure, l’environnement et la sécurité, il est évident que des résultats significatifs ne peuvent pas être atteints du jour au lendemain», a remarqué A.Ažubalis.

L’objectif de la Stratégie européenne pour la mer Baltique, approuvée en 2009, consiste à trouver des solutions communes entre les pays de la région membres de l’UE pour répondre aux défis communs. La stratégie permet une utilisation plus efficace des fonds communautaires et des fonds des institutions financières internationales, une meilleure coordination des positions des États et bénéficier du potentiel de développement de la région de la mer Baltique. Conformément au plan d’action de la Commission européenne, 80 projets sont prévus à être mis en place, ce qui va devenir le moyen principal pour une mise en œuvre des priorités politiques.