L’UE DEVRAIT ÉVALUER PLUS EN DÉTAILS LES POSSIBILITÉS DE PRENDRE DES ENGAGEMENTS PLUS AMBITIEUX EN MATIÈRE DE CHANGEMENT CLIMATIQUE, A AFFIRMÉ LE VICE-MINISTRE
Lors de la table ronde qui a commencé le 14 avril à Vilnius sur la politique européenne en matière de changement climatique et d’énergie, le vice-ministre lituanien des Affaires étrangères Egidijus Meilūnas a noté qu’avant de prendre des engagements plus ambitieux pour réduire le rejet des gaz à effet de serre, l’UE doit effectuer une évaluation détaillée de l’impact sur l’économie et la compétitivité de ses membres.
Selon lui, il faut aussi prendre en considération les engagements des autres partenaires internationaux.
Au cours de la table ronde, on présente et on discute de l’étude de faisabilité, réalisée avec le financement du Fonds social européen, concernant les engagements de la Lituanie pour remplir les objectifs de l’UE sur l’atténuation du changement climatique avant 2020.
Des représentants des ministères des Affaires étrangères, de l’Environnement et de l’Énergie, des invités de la Commission européenne, du Danemark, du Royaume-Uni, de la Lettonie, de la Finlande, de l’Allemagne et d’autres pays, les rédacteurs de l’étude, des spécialistes de la protection de l’environnement et des experts participent à la discussion.
Dans son discours d’ouverture, E. Meilūnas a affirmé que le but de cet événement est non seulement de présenter l’étude, mais aussi d’examiner les ambitions de l’UE et de la Lituanie en matière d’énergie et de lutte contre le changement climatique.
Selon lui, il existe diverses opinions sur cette question, mais une vision complète devrait comprendre autant les nouvelles opportunités que les risques possibles. Le vice-ministre a noté qu’il est important de bien évaluer les engagements qui seront pris afin qu’ils ne deviennent pas un poids trop grand pour les économies des membres de l’UE et que la compétitivité de l’UE n’en souffre pas.
« Si nous allons plus loin que nos partenaires internationaux, serons-nous capable d’arrêter seuls le changement climatique ? Notre industrie restera-t-elle aussi compétitive si nous avons les engagements les plus stricts ? Ce sont des questions sérieuses que nous ne pouvons ignorer », a indiqué le vice-ministre.
Il a souligné que, d’un autre côté, les objectifs de l’UE en matière de changement climatique et d’énergie peuvent être compris comme une opportunité pour la génération actuelle. Ils peuvent devenir une base pour une croissance économique de plusieurs décennies.
« Il s’agit de la révolution des technologies vertes, et l’Europe ne doit pas rester en retard. Nous devons être certains que nous consacrons suffisamment de fonds à nos scientifiques et nos hommes d’affaires, que nous prenons de bonnes décisions concernant les types d’énergie, et que nous planifions bien le transport de l’avenir », a dit E. Meilūnas.
Selon lui, les décisions d’aujourd’hui détermineront aussi, à l’avenir, si le niveau de la recherche européenne ne sera pas en retard sur celle de pays tels que la Chine, l’Inde et les États-Unis.
« Nous devons trouver une solution tenant compte de tous ces facteurs. Des discussions peuvent nous aider, particulièrement lorsque nous avons des arguments fondés sur des chiffres et des faits », a dit le vice-ministre.
La discussion a été organisée par le ministère des Affaires étrangères. Il est possible de prendre connaissance de l’étude de faisabilité sur le site du ministère des Affaires étrangères. Le rapport d’étude analyse l’impact sur l’économie lituanienne d’une possible mise en place d’un objectif de réduire de 30 % le rejet des gaz à effet de serre dans l’UE, et compare l’efficacité des mesures possibles pour réaliser cet objectif.