LORS DU SOMMET DE L‘OTAN À CHICAGO, LA MISSION DE POLICE AÉRIENNE DE L’OTAN DANS LES PAYS BALTES A ÉTÉ QUALIFIÉE DE MOYEN DE DÉFENSE DE POINTE
Le 20 mai, les chefs d’État et de gouvernement des pays membres de l’OTAN se sont réunis à Chicago pour approuver des documents comportant des lignes directrices pour une mise en œuvre des engagements de l’OTAN en termes de défense et de sécurité des pays membres. La déclaration du sommet de l’OTAN reflète le consensus des pays membres de l’Organisation concernant les aspects les plus importants de l’activité de l’organisation et les relations avec les partenaires. Les dirigeants ont consenti à la décision prise pendant la réunion précédente : la mission de la FIAS dirigée par l'OTAN en Afghanistan sera maintenue jusqu’à la fin de 2014. Cependant, il est prévu qu’au milieu de l’année 2013, le gouvernement afghan assumera la responsabilité pour la sécurité dans le pays, et le FIAS servira de moyen de soutien.
À partir de 2014, l’OTAN ne déploiera de nouvelles missions en Afghanistan mais poursuivra son soutien politique et pratique sous forme des conseils et du soutien, des sessions de formations.
La Lituanie a vraiment apprécié le fait que la mission de police aérienne de l’OTAN dans les pays baltes ait servi d’exemple de la défense de pointe. La Lituanie, la Lettonie et l’Estonie ont informé les alliés qu’ils contribueront à la mission davantage.
La déclaration souligne, entre autres, l’importance d’exercices et d’entraînements de l‘OTAN, y compris de l’exercice militaire interaillié « Steadfast Jazz», prévu pour 2013 dans la région de la mer Baltique.
Une attention particulière est portée dans la déclaration aux relations avec les partenaires, tout en soulignant la volonté des alliés de renforcer leur coopération avec les pays d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient, en tirant des leçons vécues lors de la mise en place de l’opération en Libye. Un accent est mis sur les relations avec les pays candidats à l’adhésion à l’OTAN.
La Lituanie a toujours soutenu la politique de l’ouverture de l’OTAN, ce qui représente un moyen de construction d’une Europe unie, stable et sécurisée.
Les participants du sommet ont également accepté le rapport sur les activités de l’OTAN dans le domaine de la sécurité énergétique, qui a évalué la contribution du Centre lituanien de la sécurité énergétique.
Les dirigeants ont soutenu les résultats de la revue de la posture de défense et de dissuasion de l’OTAN. On peut rappeler qu’il a été convenu d’effectuer cet examen lors du sommet de Lisbonne en 2010. Les alliés ont évalué les armes nucléaires, conventionnels et la défense antimissile.
Il a été conclu que la combinaison des capacités existantes de l’OTAN et leurs plans de développement font pleinement face aux défis de l'environnement de sécurité stratégique moderne. Le document souligne que le système de défense antimissile peut compléter mais ne pas remplacer les autres moyens de dissuasion (nucléaires ou conventionnels).
Le texte indique clairement que le système de défense antimissile de l'OTAN n'est pas conçu ni dirigé contre la Russie.
Un élément nouveau de la politique nucléaire consiste au fait que les pays nucléaires de l’OTAN (les États-Unis, la Grande-Bretagne et la France) acceptent des restrictions sur l’utilisation des armes nucléaires et assument les garanties qui seront également applicables à des capacités nucléaires de ces pays au sein de l’organisation même.
Une éventuelle réduction des capacités nucléaires de l’OTAN dépendra de l’issue des négociations concernant la réduction des capacités nucléaires tactiques russes et de la mise en dehors des frontières de l'OTAN.
La Lituanie cherchait à ce que l‘OTAN puisse aborder la possibilité de transfert des technologies militaires sensibles à des pays tiers. Il a été convenu que l‘Alliance examinera les acquisitions stratégiques militaires dans le voisinage et leur impact sur l’environnement.