Lors du Conseil de sécurité de l’ONU la Lituanie a condamné l’invasion de l'Ukraine par la Russie
Lors de la réunion extraordinaire du Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations Unies du 28 août 2014 la Lituanie a condamné fermement l’invasion de l'Ukraine par la Russie. « La Lituanie condamne fermement l’invasion du territoire ukrainien par les forces armées russes. C’est une flagrante violation de l’indépendance, de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de l’Ukraine et constitue une menace à la paix, à la sécurité et à la stabilité de toute la région et au-delà », a affirmé Raimonda Murmokaitė, ambassadrice et représentante permanente de la Lituanie auprès de l’ONU.
La représentante permanente de la Lituanie a souligné le fait que les agissements de la Russie étaient de graves violations de la Charte de l’ONU et d’autres normes et principes fondamentaux du droit international. « L’Ukraine n’a pas besoin du convoi « humanitaire » russe. Ce dont elle a besoin c’est que la Russie respecte les normes et les principes du droit international et de la Charte de l’ONU. La Lituanie appelle la Russie à retirer au plus vite ses forces armées et son armement de l’Ukraine et de cesser tout soutien aux séparatistes », a dit l’Ambassadrice.
La représentante de la Lituanie a attiré l’attention sur les conséquences de la crise humanitaire. Le conflit a fait plus de 2000 morts parmi les civils, plus de 200 000 personnes ont été obligés de quitter leurs maisons. Il est à noter qu’environ 4 millions de personnes vivent dans cette région touchée par le conflit. « Il est de notre devoir d’assurer que tous ceux qui ont causé ce conflit soient tenus responsables », a dit R. Murmokaitė.
La réunion extraordinaire du Conseil de sécurité de l’ONU s’est tenue à l’initiative de la Lituanie en réponse aux communiqués sur l’invasion du territoire ukrainien par la Russie. Jeffrey Feltman, Secrétaire général adjoint aux affaires politiques de l'Organisation des Nations Unies, a souligné le fait que l’escalade de la situation en Ukraine était très inquiétante et qu’on ne pouvait pas laisser s’aggraver.