*alt_site_homepage_image*
fr

Actualités

RSS

Lors de la réunion du Conseil de sécurité de l’ONU la Lituanie a souligné le fait que les tentatives des groupes armés soutenus par la Russie d’occuper de nouveaux territoires constitueraient une violation manifeste des accords de Minsk

Le 6 mars 2015, lors de la réunion du Conseil de sécurité de l’ONU, organisée à la demande de la Lituanie, Raimonda Murmokaitė, ambassadrice et représentante permanente de la Lituanie auprès de l’ONU, a noté que les Ukrainiens ont entendu suffisamment de discours de la part de la communauté internationale. Maintenant il est temps de passer de la parole aux actes. C’est la Russie qui a causé et financé cette guerre et c’est à elle de la finir.

La représentante lituanienne a demandé à la Russie de respecter les accords de Minsk conclus en septembre 2015 et en février 2015.

« Ces accords annoncent que tous les détenus, y compris la pilote N. Savtchenko, qui a observé une grève de la faim pendant plus de 80 jours, doivent être libérés. Il est important de veiller à ce que la mission d’observation de l’OSCE en Ukraine puisse accéder sans restriction à tous les lieux. Il n’est pas certain que les groupes armés retirent leurs armes. Peut-être se servent-ils  juste de prétexte pour déplacer ces armes », a dit l’ambassadrice.

La Russie doit arrêter de déstabiliser la situation en Ukraine de l’Est et de soutenir les groupes armés qui opèrent dans la région. La Lituanie a averti que toute tentative des groupes armés soutenus par la Russie d’occuper de nouveaux territoires constituerait une violation manifeste des accords de Minsk et saperait les efforts déployés pour trouver une solution politique durable.

« L’indépendance politique, la souveraineté et l’intégrité territoriale de l’Ukraine ne peuvent pas faire l’objet de négociations », a noté l’ambassadrice lituanienne en parlant de l’annexion illégale de la Crimée, effectuée il y a un an. Elle a également mis l’accent sur les violations systématiques des droits de l’homme en Ukraine de l’Est et en Crimée, consignées dans le rapport du Bureau du Haut-commissaire des Nations unies aux droits de l'homme du 2 mars.

Elle a souligné le fait que les opposants au référendum frauduleux de Crimée, la communauté tatare ainsi que les communautés religieuses font aujourd’hui face à des menaces, des persécutions et des accusations mensongères. « Les prêtres, les imams et les représentants des autres communautés religieuses sont menacés de poursuites en justice, ils sont arrêtés et persécutés, leurs lieux de prière et monuments sont profanés. La télévision ukrainienne n’est plus diffusée, les journalistes sont menacés et agressés », a noté la représentante permanente. Elle a également rappelé que le bureau de la télévision des Tatars de Crimée a été attaqué à Simferopol, que des journalistes tatares ont été arrêtés et des journaux tatares ont fait l’objet des investigations.

Lors de la réunion du Conseil de sécurité, Jeffrey Feltman, Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux affaires politiques, a informé ne pas avoir reçu la demande détaillée de l’Ukraine concernant l’opération de maintien de la paix. Ivan Simonovic, Sous-Secrétaire général des Nations Unies aux droits de l'homme, et John Ging, Directeur des opérations au Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires, ont évalué la situation en Ukraine qui compte plus de 6000 morts, des milliers de blessés et 1,1 million de personnes sans toit. L’escalade du conflit aura de douloureuses  conséquences.