Lors de la commémoration du génocide rwandais, le ministre lituanien des Affaires étrangères a accentué l'attachement au devoir de protection
« Nous ne pouvons pas oublier le génocide commis au Rwanda il y a 20 ans et devons mémoriser ses causes ainsi que les fautes commises par la communauté internationale qui n’ont pas permis de prévenir à temps les massacres de masse d’une atrocité inouïe. Nous devons retenir cette terrible leçon parce qu’aujourd’hui le risque de génocide et d’autres crimes contre l’humanité subsiste », a remarqué Linas Linkevičius, ministre des Affaires étrangères lituanien le 7 avril, lors de la Journée de commémoration des victimes du génocide au Rwanda.
Les Nations Unies ont déclaré le 7 avril Journée de souvenir des victimes du Génocide au Rwanda. En 1994, en l’espace de trois mois plus de 80 % de la population des Tutsis et des Hutus modérés ont été tués. En tout, plus de 800 000 personnes ont été massacrées. Ce génocide est l’un des plus rapide, des plus brutal et systématique massacre de l’histoire.
Selon le Ministre, la commémoration du 20ème anniversaire du génocide rwandais permet d’évaluer le rôle qu’a joué le Tribunal pénal international pour le Rwanda dans la traduction des coupables du génocide devant la justice. C’est une occasion pour rappeler aux Etats leur l'attachement au devoir de protéger les populations contre les atrocités de masse.
Le ministre Linkevičius a souligné que le Conseil de sécurité de l‘ONU a récement reconnu la contribution de la Cour pénale internationale dans la traduction devant la justice des personnes coupables de génocide, des crimes contre l’humanité, des crimes de guerre et d’autres crimes les plus odieux.
La Lituanie, qui est partie au Statut de Rome et à la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide, reconnait la responsabilité primordiale des Etats de protéger leurs populations du génocide, des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité ainsi que d’assurer que les responsables de ces crimes soient traduits en justice.