L’objectif de la réunion des ministres de l’OSCE était d’attirer l’attention de la communauté internationale sur la situation en Crimée
Lors de la réunion des ministres de l’OSCE, qui s’est tenue le 4 décembre 2014 dans la ville de Bâle, à l’initiative de la Lituanie, une réunion ministérielle de huit pays avec Mustafa Dzhemilev, leader des Tatars de Crimée, et Andrey Jurov, chef de la mission des droits de l’homme Ukraine-Russie, a été organisée.
« Nous avons organisé cette réunion afin d’exprimer notre solidarité avec les Tatars de Crimée et d’attirer l’attention de la communauté internationale sur les violations des droits de l’homme et l’annexion illégale de la Crimée. La situation en Crimée est une violation manifeste des principes et des engagements fondamentaux de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe », a déclaré Linas Linkevičius, ministre des Affaires étrangères lituanien.
M. Dzhemilev et A. Jurov ont informé les ministres des Affaires étrangères lituanien, danois, canadien, turc et ukrainien, le ministre aux Affaires européennes du Royaume-Uni et les représentants américain et suédois de la persécution des Ukrainiens ethniques et des Tatars de la Crimée, la restriction de la liberté d’expression, de rassemblement, de religion et de conviction, des violations de la propriété privée, des perquisitions dans les maisons des Tatars de la Crimée, des barrières à la circulation entre la Crimée et le reste de l’Ukraine ainsi que des restrictions d’apprendre en langue maternelle (l’ukrainien) etc.
Le ministre lituanien a exprimé son inquiétude quant aux violations incessantes des droits de l’homme, notamment ceux des minorités ethniques, en Crimée présentées dans les rapports de M. Dzhemilev, de A. Jurov et de la mission d’observation des droits de l’homme de l’ONU sur la situation en Ukraine.
«La question de l’annexion illégale de la Crimée et de ses conséquences doit toujours être soulevée lors des réunions de l’OSCE et des autres organisations internationales. Nous devons également demander à la Russie de garantir aux missions de l’OSCE et des autres organisations internationales la possibilité de se rendre librement et en toute sécurité en Crimée pour y enquêter sur les cas de violation des droits de l’homme », a souligné L. Linkevičius.
Le point central de l’agenda de la réunion du Conseil des ministres de l’OSCE est la crise menaçant la sécurité en Europe née des agissements agressifs de la Russie vis-à-vis de l’Ukraine.