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L’OBJECTIF DE LA LITUANIE D’ÉVALUER LES ACTES DE L’AUTRICHE EST AUSSI UNE LUTTE POUR LES VALEURS DE L’UE, A DIT LE MINISTRE LITUANIEN DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES

En réaction à la décision hâtive de l’Autriche de libérer le suspect arrêté dans l’affaire du 13 Janvier, la Lituanie demande que toute l’Union européenne évalue correctement les actes de l’Autriche et tire une leçon de ce manque de solidarité, a dit le ministre lituanien des Affaires étrangères Audronius Ažubalis lors de la discussion sur l’adhésion de la Lituanie à l’UE, organisée le 19 juillet à Vilnius.

« Bien évidemment on ne pourra pas revenir en arrière, mais aujourd’hui les tâches de la Lituanie sont tout d’abord de découvrir pourquoi l’Autriche a ignoré le droit européen, de faire en sorte que les actes de l’Autriche soient correctement appréciés dans toute l’Union européenne, et d’assurer que ce manque de solidarité serve de leçon pour l’Union européenne », a dit le ministre lors de la discussion publique « La Lituanie dans l’UE : après 7 ans d’adhésion, bientôt aux commandes de l’Europe ».

Il a souligné que la Lituanie examine activement ce que les institutions autrichiennes ont mal fait, mais l’amitié développée durant de longues années avec les habitants de ce pays ne doit pas en souffrir.

« Nous faisons des erreurs sans jamais les oublier, mais leur leçon doit nous renforcer et nous rapprocher. Dans ce contexte, la défense de l’intérêt de la Lituanie est aussi une lutte pour l’Union européenne et ses valeurs », a déclaré A. Ažubalis.

Selon lui, tous les partenaires de l’UE doivent résoudre les questions sensibles et importantes en respectant précisément les normes de droit internationales.

« Cette fois-ci, l’Autriche ne l’a pas fait. Mais je pense qu’après la réaction très rigoureuse de la Lituanie, tout pays de l’UE, l’Autriche comprise, se comportera une prochaine fois beaucoup plus prudemment », a dit A. Ažubalis.

Il a également souligné qu’après cet incident la Lituanie devrait informer encore plus activement ses partenaires sur son histoire et le prix qu’elle a dû payer pour le rétablissement de son indépendance.

« Cet incident malheureux doit nous renforcer. Nous ne pouvons pas permettre que l’influence de pays tiers affaiblisse l’Union européenne », a dit le ministre.

Le 15 juillet, les officiels lituaniens ont été informés de l’arrestation en Autriche le 14 juillet selon le mandat d’arrêt européen du 18 octobre 2010 du citoyen russe Michail Golovatov, suspecté dans l’affaire du 13 Janvier. Dans la nuit du 15 au 16 juillet, la Lituanie a reçu la confirmation de la libération du suspect. La Lituanie ne connaît toujours pas les motifs de cette décision hâtive. La Lituanie et la Lettonie ont présenté une note à l’Autriche, dans laquelle il est demandé d’expliquer les détails de cette situation.

Les ministres des Affaires étrangères des pays baltes ont envoyé le 19 juillet une lettre commune à la Commissaire européenne chargée de la justice Viviane Reding et aux ministres européens des Affaires étrangères, où ils expriment leur préoccupation concernant la décision des institutions autrichiennes.