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L’ESPACE DE L’OSCE NE DOIT PAS ÊTRE DIVISÉ EN « À L’EST » ET « À L’OUEST » DE VIENNE, A DIT LE MINISTRE LITUANIEN DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES

L’espace de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) ne doit pas être divisé en « à l’est » et « à l’ouest » de Vienne, et la sécurité euroatlantique et eurasienne doit être comprise comme indivisible et englobant les trois dimensions, a dit le ministre lituanien des Affaires étrangères Audronius Ažubalis le 5 avril à l’Institut des relations internationales et des sciences politiques de l’Université de Vilnius.

Le chef de la diplomatie lituanienne et président de l’OSCE a donné la conférence « La sécurité euroatlantique au XXIe siècle ». La conférence de A. Ažubalis a eu lieu lors de la discussion de l’OSCE « De nouvelles voies de coopération : communauté(s) et partenariat de sécurité », organisée pour la deuxième année à l’Université de Vilnius.

Les théoriciens et les praticiens y analysent les défis modernes en matière de sécurité et les problèmes de coopération : les conflits et leur règlement, l’existence de « zones grises » et les changements en cours en Afrique du Nord, le rôle d’une diplomatie multidirectionnelle dans la résolution des problèmes relatifs à la société civile, l’égalité entre les hommes et les femmes ainsi que la liberté des médias.

Selon A. Ažubalis, on a l’impression que, dès la signature de l’acte final d’Helsinki, l’espace de l’OSCE est divisé en « à l’est de Vienne » et « à l’ouest de Vienne ».

Toutefois, selon lui, les pays de l’OSCE se sont engagés, dans la déclaration adoptée en décembre 2010 dans la capitale kazakhe Astana, à créer une communauté de sécurité unie dans l’espace euroatlantique et eurasien, comprenant les trois dimensions de l’action de l’OSCE : de sécurité et politique, économique et environnementale, et humaine.

« La sécurité de l’OSCE est liée au respect de la dignité de chacun et à un accueil favorable de nos cultures différentes et riches », a dit A. Ažubalis

Selon lui, c’est une chose essentielle que la Lituanie a recherché à chaque rencontre et négociations pendant les cent premiers jours de sa présidence de l’OSCE.

Le ministre a aussi présenté la situation au Kirghizistan. Selon lui, la situation reste tendue au sud du Kirghizistan, dans la région d’Och, où des centaines de personnes ont été tuées il y a un an, c’est pourquoi un soutien continu de la communauté internationale est nécessaire pour rétablir une confiance mutuelle entre les communautés ethniques.

A. Ažubalis a exprimé son inquiétude concernant les tendances actuelles en Russie et en Azerbaïdjan dans le domaine de la liberté de réunion.

« Nous devons assurer la liberté d’expression sans crainte d’être blessés, emprisonnés voire même tués. Ce sont des engagements qu’il est nécessaire de respecter et d’améliorer leur réalisation dans tout l’espace de l’OSCE que ce soit l’est ou l’ouest », a souligné le ministre.

Il a aussi exprimé sa déception concernant la décision de la Biélorussie de fermer le bureau de l’OSCE dans le pays.

A. Ažubalis a dit voir une opposition évidente à des changements sur les territoires des conflits prolongés où les parties craignent de perdre le status quo. Toutefois, il a aussi présenté des exemples positifs comme le cas de la Serbie et de la Croatie, et il a encouragé les pays à surmonter les désaccords historiques.

Le président de l’OSCE a aussi déclaré que l’OSCE en tant qu’organisation remplit un rôle important, elle a créé une valeur ajoutée et acquis une expérience importante. Selon lui, les événements en Afrique du Nord montrent que l’OSCE pourrait aider les pays de cette région grâce à son savoir-faire.