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LES RELATIONS ENTRE LA LITUANIE ET LA RUSSIE DOIVENT ÊTRE DÉVELOPPÉES DANS L’ESPRIT DU TRAITÉ SUR LES RELATIONS INTER-ÉTATS SIGNÉ IL Y A 20 ANS, A DIT LE MINISTRE LITUANIEN DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES

Le traité conclu en 1991 entre la Lituanie et la Russie concernant les bases des relations inter-États a entériné la décision des deux pays à éliminer les conséquences néfastes de l’annexion de la Lituanie en 1940 et développer des relations bilatérales fondées sur les principes de l’amitié, du bon voisinage, de l’égalité et de bénéfice mutuel, a dit le ministre lituanien des Affaires étrangères Audronius Ažubalis lors de la discussion au Seimas consacrée au vingtième anniversaire du traité.

Selon le ministre, ce traité incarne les conditions essentielles nécessaires à une réconciliation complète et un partenariat dynamique entre la Lituanie et la Russie.

«Il s’agit du pilier politique et juridique essentiel à la base de nos relations entre la Lituanie et la Russie, dont le rôle à l’avenir doit uniquement augmenter», a dit A.Ažubalis lors de la table ronde qui s’est déroulée le 29 juillet au Seimas.

Selon le ministre, il y a 20 ans le Président du Conseil Suprême lituanien Vytautas Landsbergis et le Président russe Boris Eltsine ont, avec leurs signatures sur le traité, «ouvert une perspective complètement nouvelle des relations entre les deux nations qui avaient soif de liberté et de justice. L’accord est devenu aussi bien pour la Lituanie que pour la Russie la promesse importante d’un État démocratique, d’une reconnaissance internationale et d’une cohabitation harmonieuse qui est en applicable encore aujourd’hui».

Selon A.Ažubalis, le traité est né sur fond d’épreuves douloureuses pour notre pays: le 13 janvier 1991, on a tenté de briser l’aspiration de la Lituanie à la liberté et l’indépendance, et le 31 juillet de la même année le massacre de Medininkai a bouleversé le pays qui renaissait.

Le ministre a souligné qu’en cette période de troubles la Lituanie avait besoin plus que tout de vrais amis, et cela a été le cas du premier Président russe démocratiquement élu Boris Eltsine.

«Il a constamment soutenu l’aspiration lituanienne à l’indépendance et une cohabitation harmonieuse entre les deux pays, c’est pourquoi la Grande Croix de l’Ordre de la Croix de Vytis, haute distinction de l’État lituanien, lui a été remis de manière méritée à titre posthume», a dit A.Ažubalis.

Selon A.Ažubalis, il faut aussi s’appuyer sur l’esprit de ce traité de vingt ans dans les relations actuelles entre les deux pays qui pourraient et devraient devenir meilleures.

«La principale et tout à fait suffisante clé juridique et politique de relations fructueuses entre la Lituanie et la Russie est le traité signé il y a tout juste vingt ans. J’appelle tous les représentants lituaniens et russes à s’appuyer avec cohérence sur ce document obligatoire. N’oublions pas pourquoi, comment et dans quel but il est né, protégeons sa valeur, respectons sa lettre et son esprit», a déclaré le ministre.

Le ministre a souligné que tous les efforts pour déprécier ou tout simplement faire oublier ce traité est et restera sans perspective, car le traité, que cela plaise ou non, existe.

Des personnalités publiques et politiques célèbres, des scientifiques et des diplomates lituaniens et russes participent également à la discussion au Seimas «La signification du traité sur les relations inter-États entre la Lituanie et la Fédération de Russie en 1991 et aujourd’hui».

L’acteur politique, historien et politologue russe Fiodor Chelov-Kovediaïev, qui a participé à la cérémonie d’échange des lettres de ratification du traité, le député du Parlement européen Vytautas Landsbergis ainsi que les historiens Zenonas Butkus et Iouri Afanasiev s’exprimeront lors de la discussion.