LES PAYS DU VOISINAGE DE L’UE QUI RÉALISENT DES RÉFORMES DÉMOCRATIQUES DOIVENT RECEVOIR PLUS D’AIDE QUE CEUX QUI N’EN RÉALISENT PAS, A DIT LE MINISTRE LITUANIEN DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES
Les pays du voisinage de l’Union européenne, qui réalisent des réformes démocratiques et exécutent les engagements pris, doivent recevoir plus d’aide de l’UE que les pays qui ne réalisent pas de réformes, a déclaré le ministre lituanien des Affaires étrangères Audronius Ažubalis lors du Conseil des Affaires étrangères de l’UE qui a eu lieu le 20 juin au Luxembourg.
Les ministres européens des Affaires étrangères ont discuté des principes essentiels de renouvellement de la politique, proposés dans la communication sur la politique européenne de voisinage (PEV) « Une nouvelle réponse à un voisinage en mouvement ».La Commission européenne et la Haute Représentante de l’UE pour les affaires étrangères et la politique de sécurité Catherine Ashton ont publié la communication le 25 mai.
A. Ažubalis a approuvé les principes de renouvellement de la PEV, formulés dans la communication.
« La politique de voisinage doit être basée sur les valeurs européennes et une responsabilité réciproque. De même, il est évident qu’une démocratie forte est nécessaire à la croissance économique et sociale », a-t-il dit.
Le chef de la diplomatie lituanienne a noté que le principe de conditionnalité « plus pour plus » est particulièrement important : les pays du voisinage de l’UE qui font tous les efforts pour réaliser les réformes menant vers une intégration européenne doivent recevoir plus d’aide européenne que les pays qui n’en font pas.
Dans les conclusions de la réunion, le Conseil des affaires étrangères de l’UE a reconnu les aspirations des pays d’Europe orientale qui sont sur la voie d’un rapprochement avec l’UE. On espère que, lors de la réunion des chefs d’État du partenariat oriental à Varsovie en septembre, on se mettra d’accord sur des mesures concrètes pour renforcer les liens de l’UE avec les pays voisins à l’Est.
« La Lituanie maintient constamment la position que les pays du voisinage oriental de l’UE ont une perspective européenne. Comme prévu à l’article 49 du Traité sur l’UE, nous essaierons d’obtenir que cela soit dit encore plus fermement, bien que les discussions sur ce sujet ne sont jamais faciles », a déclaré A. Ažubalis.
Selon lui, la réponse de l’UE aux pays qui font des réformes ne devrait pas se limiter qu’à une aide financière plus importante, mais comprendre aussi d’autres domaines : la poursuite de la libéralisation du régime des visas et du commerce, la promotion de la coopération dans certains secteurs.
Le Conseil des Affaires étrangères de l’UE a examiné de la dégradation de la situation en Biélorussie. De nouveaux fonctionnaires biélorusses, qui ont participé aux répressions, ont été ajoutés à la liste des personnes, à qui sont appliquées des restrictions pour voyager et le gel des avoirs.
On a aussi adopté des décisions sur la restriction des sources financières du régime, y compris un embargo sur les outils de répression, la liaison d’une activité possible en Biélorussie de la Banque européenne d’investissement (BEI) avec la situation des droits de l’homme et de la suprématie de la loi dans le pays, on a confirmé que l’UE tait prête à continuer à accorder son aide à la société civile biélorusse.
« Lors des discussions sur les sanctions économiques, nous devons être prudents pour ne pas donner de prétexte à Alexandre Loukachenko d’accuser l’UE des difficultés économiques actuellement rencontrées par la Biélorussie », a dit le ministre lituanien des Affaires étrangères lors de la réunion.
Il a souligné que la décision du Conseil de l’UE d’aujourd’hui sur la restriction de l’activité des entreprises finançant illégalement le régime ne dégradera pas la situation des Biélorusses ordinaires.
Le chef de la diplomatie lituanienne a évalué positivement la décision de la Commission européenne d’inviter la Biélorussie à commencer les négociations sur l’accord d’assouplissement du régime des visas et l’accord de réadmission.
« L’ouverture des frontières contribuerait au renforcement de la société civile en Biélorussie », a dit A. Ažubalis.
Les ministres européens des Affaires étrangères ont aussi discuté de la situation dans les pays du voisinage sud de l’UE, dans lesquels continuent les conflits et les troubles (Libye, Syrie et Yémen), et ils ont adopté des conclusions. On a aussi examiné la situation en Albanie et en Bosnie-Herzégovine, une conclusion du Conseil des Affaires étrangères de l’UE a été adoptée au sujet de l’Albanie.