LES MINISTRES DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES DE L’UE ONT APPROUVÉ L’ÉLARGISSEMENT DE LA LISTE DES MEMBRES DU RÉGIME BIÉLORUSSE À QUI SONT APPLIQUÉES DES SANCTIONS
Comme la situation des droits de l’homme continue à se dégrader en Biélorussie, il a été décidé de compléter, lors du Conseil des Affaires étrangères de l’Union européenne qui a eu lieu le 23 mai à Bruxelles, la décision sur les sanctions envers certains membres du régime biélorusse ayant participé aux répressions contre la société civile en inscrivant 13 autres fonctionnaires sur la liste des personnes à qui sont appliquées des sanctions.
Les ministres des Affaires étrangères de l’UE ont approuvé le complément de liste sans débats. Elle comprend aujourd’hui les noms de 188 personnes, dont les avoirs dans les banques européennes seront gelés et qui se verront interdire de se rendre sur le territoire de l’UE.La situation en Biélorussie a été, dans l’agenda du Conseil des Affaires étrangères, parmi les autres questions, pour lesquelles il n’y a pas eu assez de temps pour discuter.
Selon le ministre lituanien des Affaires étrangères Audronius Ažubalis, la Lituanie approuve les mesures bien réfléchies d’impact ciblé, orientées contre des personnes concrètes au service du régime qui exécutent des répressions sur des motifs politiques et font échouer le développement d’une société civile.
La situation des droits de l’homme se dégradant en Biélorussie, une ouverture de l’UE serait un très grand soutien et un encouragement à la société civile biélorusse. L’UE n’a, jusqu’à présent, pas encore exploité une possibilité importante pour un impact positif : commencer les négociations sur la facilitation du régime des visas.
La situation des droits de l’homme ne cessant de se dégrader en Biélorussie, l’UE continuera à examiner d’autres mesures restrictives ciblées possibles envers la Biélorussie, comme cela a été prévu en janvier dans les conclusions du Conseil des Affaires étrangères. La Lituanie fera en sorte que de telles mesures n’empirent pas la situation des simples Biélorusses et n’aient pas d’impact négatif sur le monde des affaires lituanien. Il est probable que le Conseil des Affaires étrangères de l’UE reviendra sur ces questions à l’avenir.