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Les membres du Conseil de sécurité de l’ONU ont discuté avec les Tatares de Crimée et les représentants des médias de la situation des droits de l’homme en Crimée

La mission permanente de la Lituanie auprès des Nations Unies a organisé le 31 mars une réunion informelle (formule Arria) du Conseil de sécurité des Nations Unies (ONU) pour discuter de la situation des droits de l’homme et de la liberté des médias en Crimée (Ukraine).

« Une sévère restriction des médias ukrainiens et indépendants en Crimée a empêché la communauté internationale d’obtenir une évaluation, juste et basée sur des faits, de la situation des droits de l’homme. Les tentatives des officiels de haut niveau et des observateurs de l’ONU et l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) pour se rendre en Crimée et évaluer la situation ont été rejetées. Cette réunion nous a donné l’occasion d’obtenir une information objective et non filtrée, connaître le quotidien des habitants de Crimée et discuter de leurs préoccupations quotidiennes », a déclaré la représentante permanente adjointe de la Lituanie auprès de l’ONU Rita Kazragienė lors de la réunion.

Moustafa Djemilev, militant des droits de l’homme, ancien président du Majlis du peuple tatar de Crimée et membre de la Rada suprême d’Ukraine, et Valentina Samar, chef du conseil du Centre d’information et de presse à Simferopol, rédactrice en chef du Centre de journalisme d’investigation et membre du Réseau mondial du journalisme d’investigation (Global Investigative Journalism Network), ont pris part à la réunion, où ils ont échangé leurs points de vue sur la situation des droits de l'homme et des médias ainsi que la répercussion des récents événements pour les minorités ethniques de Crimée.

Les membres des Nations Unies ont participé à la réunion. Les réunions informelles (formule Arria) permettent aux membres du Conseil de sécurité de l’ONU d’échanger de manière franche et personnelle des opinions et d’établir un dialogue direct avec les représentants des gouvernements, des organisations internationales et des organisation non-gouvernementales sur les questions relevant du domaine de compétence du Conseil de sécurité de l’ONU.