LES FONCTIONNAIRES DU MAE N’ONT PAS COMMIS D’INFRACTIONS EN DÉLIVRANT LE VISA À A. BODAK
L’enquête du groupe de travail du ministère lituanien des Affaires étrangères (MAE) sur la délivrance du visa à la citoyenne biélorusse Alla Bodak a déterminé que les fonctionnaires du MAE chargés de la délivrance des visas ont respecté toutes les procédures établies, ils ont consulté toutes les institutions compétentes et les partenaires de l’UE.
En l’absence d’infractions, le ministre Audronius Ažubalis n’a pas infligé de sanctions aux fonctionnaires du MAE qui ont coordonné la délivrance des visas, mais en attendant l’amélioration du système de délivrance des visas, il a chargé les fonctionnaires travaillant en Biélorussie à être particulièrement vigilants et avoir toujours sous la main les listes des personnes concernées par les sanctions.Lors de la délivrance du visa, le système d’information a donné la réponse que A. Bodak n’était pas sur la liste des personnes indésirables. Cela a pu arriver en raison d’une translittération erronée du nom de A. Bodak, et les données sur la date de naissance manquaient. Le système de recherche alerte uniquement lorsque les inscriptions dans la base de données sont identiques. Toutes les institutions compétentes et quelques partenaires européens ont aussi donné la recommandation de délivrer le visa. Le visa n’a été délivré qu’après obtention d’une réponse positive de tous.
Peu après l’incident, lorsque le système d’information pour délivrer les visas n’a pas trouvé A. Bodak, le MAE s’est adressé au ministère de l’Intérieur qui administre le système afin que soit corrigée l’erreur remarquée dans le système d’identification des personnes indésirables, ce que le ministère de l’Intérieur a fait immédiatement.
Toutefois, selon A. Ažubalis, il ne faudrait pas de s’arrêter à cette amélioration.
« J’exhorte toutes les institutions qui participent à la délivrance des visas à se rencontrer encore une fois pour discuter en détails de la procédure de délivrance des visas. Nous devons garantir que la situation ne se reproduise pas. En attendant que cela soit fait, j’ai chargé tous les diplomates et fonctionnaires consulaires lituaniens qui travaillent dans les pays de l’UE et particulièrement dans les pays hors UE à être particulièrement vigilants, même si cela peut ralentir la procédure et que moins de visas sont délivrés », a dit le ministre.
Un avertissement sur la nécessité d’accroître la vigilance a été envoyé sur instruction du ministre à toutes les représentations diplomatiques et consulaires de la Lituanie dès le 9 août 2011.
Selon A. Ažubalis, il est important d’attirer l’attention sur le fait qu’un visa n’est pas un billet d’entrée dans Schengen. Il y a un autre système d’entrée dans l’espace Schengen qui a fonctionné dans le cas de A. Bodak. La Lituanie a donc rempli son obligation.
« Après cet incident, notre contribution à l’accroissement de la sécurité de l’espace Schengen est particulièrement importante. Nous devons tout faire pour que l’ensemble de l’Union européenne tire des conclusions de notre expérience, car il y a de plus en plus de tentatives d’entrer dans l’espace de l’UE. Les exemples montrent que tous les pays de l’accord de Schengen sont confrontés à ce problème », a dit A. Ažubalis.
Selon lui, cette situation a une nouvelle fois confirmé qu’il y a des problèmes dans l’UE en raison de la translittération des noms des personnes : l’Union européenne présente une liste de personnes indésirables, mais des données différentes se trouvent dans la demande de délivrance du visa selon la pièce d’identité de la personne.