LES ÉVÉNEMENTS EN AFRIQUE DU NORD SOULIGNENT LE LIEN ENTRE DÉMOCRATIE ET SÉCURITÉ, ONT DIT LES INTERVENANTS À L’OUVERTURE DE LA CONFÉRENCE DES DROITS DE L’HOMME DE L’OSCE
Varsovie, 26 septembre 2011. Une attention particulière a été portée aux événements en Afrique du Nord à l’ouverture de la Conférence des droits de l’homme de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) à Varsovie. Les intervenants ont souligné que les insurrections en Égypte et en Tunisie ainsi que les autres événements dans la région rappellent l’importance du respect des droits de l’homme pour garantir la stabilité et la sécurité.
La Secrétaire générale de la Fédération internationale des droits de l’homme et défenseur tunisienne des droits de l’homme connue Khadija Chérif a déclaré que les insurrections dans les pays partenaires de l’OSCE en Méditerranée ont eu lieu au nom de « la dignité, la liberté et le respect des droits de l’homme ».
Les événements récents ont été la conséquence naturelle de la répression systématique des droits de l’homme ainsi que la marginalisation et la persécution de la société civile par les régimes autoritaires, a-t-elle ajouté.
Selon Kh. Cherif, des « « forces de répression » agissent aussi dans certaines parties de la région de l’OSCE. Une société civile forte, et non pas une gouvernance autoritaire, est le garant de la stabilité et de la sécurité, a-t-elle souligné.
Le directeur du Bureau des institutions démocratiques et des droits de l’homme de l’OSCE ESBO (BIDDH) l’ambassadeur Janez Lenarčič a souligné l’importance de la volonté politique nécessaire pour régler les problèmes des droits de l’homme qui existent dans tout l’espace de l’OSCE.
« Il n’y a pas de société idéale et de démocratie parfaite. Mais il y a l’objectif ultime commun à nous tous, et il nous faut de la volonté politique pour atteindre ce but en faisant le plus d’efforts possible et sans chercher des excuses qui nous empêchent de le faire ici et maintenant. »
Le représentant du pays actuellement à la présidence de l’OSCE, le vice-ministre lituanien des Affaires étrangères Evaldas Ignatavičius a déclaré que l’importance de la société civile pour réaliser les engagements dans le domaine des droits de l’homme ne peut pas être surestimée. Il a ajouté que c’était aussi le cas de la situation des droits de l’homme en Biélorussie qui, selon lui, est une des principales préoccupations de la présidence lituanienne.
Le Secrétaire général de l’OSCE Lamberto Zannier a dit que le début de processus de transition démocratique dans certains pays partenaires de l’OSCE en Méditerranée « est un puissant rappel des liens entre la démocratie, la primauté du droit, le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales, les possibilités économiques et la sécurité et la stabilité à long terme ».
Environ 1000 représentants des gouvernements et des militants de la société civile en provenance des 56 pays membres de l’OSCE se sont réunis à la conférence de deux semaines à Varsovie, où on a passé en revue les progrès dans la mise en œuvre des engagements pris par les gouvernements en matière de droits de l’homme et de démocratie.
La Réunion annuelle de mise en œuvre de la dimension humaine de l’OSCE est la plus grande conférence des droits de l’homme en Europe.