LES DÉPORTATIONS DE MASSE DES LITUANIENS QUI ONT COMMENCÉ IL Y A 70 ANS ONT ÉTÉ RAPPELÉES AU CONSEIL DE L’EUROPE
À l’occasion du Jour du deuil et de l’espoir le 16 juin, le représentant permanent de la Lituanie auprès du Conseil de l’Europe l’ambassadeur Gediminas Šerkšnys a parlé du soixante-dixième anniversaire du début des premières déportations de masse de Lituaniens lors de la séance du Comité des ministres du Conseil de l’Europe à Strasbourg.
L’ambassadeur a rappelé aux représentants des pays du Conseil de l’Europe que le régime stalinien a déporté, en 1941 puis entre 1944 et 1953, plus de 130 000 Lituaniens en Sibérie et dans d’autres lieux inhospitaliers de l’Union soviétique, où un grand nombre d’entre eux sont morts de faim et de maladies.« Je ne crois pas qu’il y ait en Lituanie une famille qui n’ait pas été touchée par cette tragédie », a déclaré G.Šerkšnys.
Il a souligné que, pendant que l’Union soviétique effectuait des déportations et autres répressions contre la population lituanienne, les principales normes en matière de droits de l’homme étaient en cours de création dans le monde et en Europe avec la Déclaration universelle des droits de l’homme des Nations Unies et la Convention européenne des droits de l’homme.
L’ambassadeur a exprimé son respect aux déportés qui ont, malgré toutes les répressions et les persécutions, conservé l’espoir, et il a indiqué que la Lituanie indépendante espère que la tragédie subie par son peuple au siècle dernier ne se reproduira plus.
G. Šerkšnys a remercié l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe qui s’est prononcée contre l’incorporation forcée de la Lituanie à l’Union soviétique et est resté solidaire avec les Lituaniens victimes des répressions.
L’ambassadeur a également rappelé les engagements de la Russie, pris lorsqu’elle est devenue membre du Conseil de l’Europe en 1996, à aider aux retours des déportés et leur verser des indemnités.
Commémorant les déportations de masse, les représentants permanents de la Lettonie, l’Estonie, la Moldavie et la Géorgie auprès du Conseil de l’Europe ont aussi parlé lors de la séance du Comité des ministres.