LES DÉFIS DE L’ADHÉSION DE LA LITUANIE À L’UE : L’INDÉPENDANCE ÉNERGÉTIQUE, L’ACCROISSEMENT DE LA COMPÉTITIVITÉ ET LA PRÉSIDENCE DU CONSEIL DE L’UE
Lors de la discussion publique « La Lituanie dans l’Union européenne : après 7 ans d’adhésion, bientôt aux commandes de l’Europe » le 19 juillet à Vilnius, le ministre lituanien des Affaires étrangères Audronius Ažubalis a cité les principaux défis de l’adhésion de la Lituanie à l’UE : l’indépendance énergétique, l’accroissement de la compétitivité et la préparation à la présidence du Conseil de l’UE.
La discussion qui a eu lieu dans le Palais des souverains a rassemblé environ 150 personnes.Selon A. Ažubalis, grâce aux efforts de la Lituanie et d’autres pays de l’UE, la question de la sécurité énergétique est déjà devenue une priorité de l’agenda européen, il est maintenant nécessaire de la mettre en œuvre.
« Pour la sécurité et le bien-être de chaque citoyen lituanien nous devons résolument avancer vers une indépendance énergétique. Tant que nous sommes une « île énergétique », nous ne pouvons pas nous sentir tranquille et en sécurité. L’UE soutien notre résolution pour aller vers une mise en œuvre du « troisième paquet énergie » », a dit le ministre.
Il a aussi souligné une autre orientation importante des efforts lituaniens liée à l’énergie : l’élaboration d’une politique européenne concernant les centrales nucléaires pas sûres prévues dans le voisinage de l’UE. Selon A. Ažubalis, on travaillera résolument sur cette question dans tous les cadres possibles.
Un autre défi cité par le ministre est l’accroissement de la compétitivité de l’économie lituanienne.
Dans ce domaine, selon A. Ažubalis, il est aussi nécessaire de participer activement à l’élaboration d’une politique commerciale commune de l’UE, en accordant une attention particulière aux négociations de l’UE avec la Russie sur son entrée dans l’Organisation mondiale du commerce, et aux négociations sur les accords de libre échange avec l’Ukraine et d’autres partenaires. L’introduction la plus rapide possible de l’euro est aussi désignée comme une priorité.
Parlant des perspectives de la présidence lituanienne de l’UE, le ministre des Affaires étrangères a affirmé que cette mission aidera la Lituanie à accroître son influence au sein de l’UE, renforcera les positions lituaniennes dans le monde et encouragera le tourisme et les investissements dans le pays.
Toutefois, la présidence de l’Union européenne en 2013 qui s’approche est un très grand défi pour la Lituanie.
« Le droit, de même que le devoir, de participer aux travaux sur la conception de son propre avenir est le présent le plus important de l’UE à chacun des membres de cette communauté », a déclaré A. Ažubalis.
Devenue membre de l’UE en 2004, la Lituanie présidera pendant six mois en 2013 les groupes de travail préparatoires (il y en a 260) du Conseil de l’UE, elle représentera le Conseil dans les relations avec le Parlement européen, la Commission et autres institutions, et elle organisera environ 3 000 réunions à des niveaux différents à Bruxelles et au Luxembourg et environ 180 réunions en Lituanie.