LE VICE-MINISTRE LITUANIEN DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES ENCOURAGE L‘UNION EUROPÉENNE À AIDER L‘UKRAINE À POURSUIVRE SON CHEMIN VERS LES CHANGEMENTS EUROPÉENS
Le 14 mai à Bruxelles, le vice-ministre lituanien des Affaires étrangères Evaldas Ignatavičius a encouragé les ministres des Affaires étrangères des pays membres de l’Union européenne à inclure l’Ukraine dans les processus européens autant que possible, de façon à arrêter toute spéculation au sujet de la crise de confiance entre l’UE et l’Ukraine.
«Soucieux que l’Ukraine poursuive son chemin de réformes européennes, nous devons maintenir les canaux de communication et un dialogue ouverts, afin que toutes les nouvelles et toutes les connaissances nécessaires soient transmises au plus haut niveau», a dit E.Ignatavičius lors de la réunion de travail des ministres des Affaires étrangères des pays nordiques et pays baltes qui a précédé la séance du Conseil des Affaires étrangères de l’UE.
« La solution la plus facile consisterait à isoler l’Ukraine. Il est pourtant plus difficile de proposer de véritables solutions», a remarqué le vice-ministre.
Les ministres des Affaires étrangères de l’UE ont abordé les relations avec l’Ukraine à la veille des élections législatives et le championnat d’Europe de football dans ce pays. Le vice-ministre a renseigné ses collègues sur la rencontre de la Présidente lituanienne Dalia Grybauskaitė avec l’ancienne première ministre ukrainienne Ioulia Timochenko, actuellement à l’hôpital, qui s’est tenue le 11 mai, ainsi que sur la rencontre avec le président du pays Viktor Yanukovych.
E.Ignatavičius a souligné que la situation en Ukraine reste préoccupante. Cependant, l’accord d’association entre l’Union européenne et l'Ukraine qui a été rédigé l’année dernière et paraphé le 30 mars de l’année en cours, est un élément déclencheur des réformes, permettant l’Ukraine de s’approcher des valeurs européennes et, par conséquent, devrait être signé dans les meilleurs délais possibles. On pourra juger, si l’Ukraine elle-même est prête à respecter cet accord, si la transparence des élections législatives prévue pour le mois d’octobre est assurée.
«Cet accord d’association est l’instrument le plus important dont nous disposons à l’heure actuelle. Il a déjà été démontré que des contrats de ce genre encouragent la mise en œuvre des réformes. Il ne s’agit pas d’une aide qui a été offerte, mais plutôt d’un plan de réformes et de la nécessité de les mettre en place», a déclaré le vice-ministre.
Il a également souligné que le respect des droits de l’homme est vital non seulement en Ukraine, mais également dans les autres pays partenaires dans l’UE. E.Ignatavičius a ajouté que si l’UE se prononce d’une seule voix, est cohérente et persévérante quant à ses objectifs, le sommet UE-Russie en juin peut donner un coup de pouce signifiant au développement des relations UE-Russie en abordant des questions énergétiques d’actualité, la coopération commerciale et la préparation d’un nouvel accord de partenariat et de coopération.
Selon le vice-ministre E.Ignatavičius, il est indispensable pendant la réunion de faire comprendre à la Russie qu’une construction de stations nucléaires dangereuse en violation des pratiques internationales et exigences légales est tout à fait inacceptable. « De telles erreurs seraient trop couteuses dans l’énergie nucléaire », a insisté le vice-ministre.
Le Conseil des Affaires étrangères a également examiné le processus de paix au Proche-Orient, la situation en Syrie et en Libye, la préparation du sommet UE-Mexique. À la veille du sommet de l’OTAN à Chicago, les ministres ont réitéré l’engagement de l’UE d’aider l’Afghanistan à travers ses projets à long terme après 2014, lorsque la responsabilité pour la sécurité de ce pays sera transférée aux forces de sécurité locales.