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LE PROJET BIÉLORUSSIE DE CENTRALE NUCLÉAIRE VIOLE LA CONVENTION DES NATIONS UNIES ET IGNORE LES ENGAGEMENTS INTERNATIONAUX ET LES PRINCIPES DE BON VOISINAGE

En approuvant définitivement le site de la centrale nucléaire et en signant des contrats pour la réalisation du projet, la Biélorussie ne respecte pas les exigences internationales qui prévoient que le site prioritaire d’une telle construction peut être déterminé uniquement après l’évaluation de l’impact sur l’environnement et après avoir répondu à toutes les questions des pays qui pourraient éventuellement ressentir un impact.

Le ministère lituanien des Affaires étrangères dément catégoriquement les déclarations régulières des fonctionnaires biélorusses de haut rang qu’on a répondu aux questions de la Lituanie sur le développement du projet de centrale nucléaire biélorusse et qu’on a obtenu un accord avec la Lituanie sur les documents d’évaluation de l’impact sur l’environnement du projet de cette centrale.

Malgré les demandes répétées de la Lituanie, des réponses essentielles n’ont pas été présentées jusqu’à présent sur la réalisation des études sismiques du site, bien que dans le passé de forts tremblements de terre ont été enregistrés sur le site de la centrale nucléaire, les critères de sélection du site, le refroidissement de la centrale, l’impact sur la rivière de la Neris, la population et les territoires environnants, ainsi que les actions possibles en cas d’accident à grande échelle, etc. La société lituanienne n’est pas correctement informée du projet, il n’y a pas eu de consultations d’experts bilatérales, et les demandes des institutions lituaniennes sont ignorées.

Toutefois, le décret du 15 septembre du Président biélorusse sur la localisation et le projet d’une centrale nucléaire en Biélorussie a définitivement validé le site de la centrale : la région d’Ostroviets dans la région de Grodno. De cette façon, la Biélorussie viole grossièrement la Convention des Nations Unies sur l’évaluation de l’impact sur l’environnement dans un contexte transfrontière (Convention d’Espoo) et elle ne la respecte pas.

Par ailleurs, différents contrats ont déjà été signés avec la Russie pour la réalisation du projet sans effectuer les procédures obligatoires selon les conventions internationales et sans accord sur le projet de centrale nucléaire.

Les incidents dans les centrales nucléaires ne reconnaissent pas les frontières, par conséquent elles doivent être construites en respectant les normes les plus strictes en matière de sûreté nucléaire ainsi que tous les accords et conventions internationaux en vigueur dans ce domaine.

En approuvant le site de construction de la centrale nucléaire et en développant le projet de centrale sans réaliser toutes les études nécessaires, la Biélorussie viole les dispositions de la Convention d’Espoo qui prévoient que le site prioritaire pour la construction du projet de centrale peut être déterminé uniquement après la procédure d’évaluation de l’impact sur l’environnement, c’est-à-dire après avoir répondu à toutes les questions des pays pouvant potentiellement subir un impact, informé sur le projet la société des pays qui pourraient éventuellement ressentir un impact et organisé des consultations d’experts bilatérales.

Compte tenu du fait que la Biélorussie fait uniquement des déclarations sans réellement remplir les exigences de la Convention d’Espoo, la Lituanie s’est adressé au Secrétariat de mise en œuvre de la Convention d’Espoo afin que l’application de la Convention d’Espoo soit expliquée à la Biélorussie et que la réalisation du projet de centrale nucléaire soit suspendue jusqu’à la réalisation de toutes les procédures obligatoires.

La procédure d’évaluation de l’impact sur l’environnement de la centrale nucléaire biélorusse selon la Convention d’Espoo est incomplète, par conséquent, conformément à cette convention, aucune décision définitive ne peut être prise.

Répétées régulièrement dans les médias, les affirmations des fonctionnaires biélorusses de haut rang que le site d’Ostroviets a été évalué et approuvé par la mission spéciale de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) sont fausses. Par conséquent, nous espérons que le plan d’actions visant à renforcer la sûreté nucléaire, approuvé à la Conférence internationale de l’AIEA du 19 au 21 septembre 2011 et où les dispositions sur la transparence et une information correcte du public ont été confirmées, permettra de garantir la réalisation de projets transparente et sûre de centrales nucléaires.

Afin d’éviter des spéculations illégitimes au nom de l’AIEA, nous avons proposé de publier les informations de nature générale sur les missions effectuées de l’AIEA, ainsi que  la portée et les résultats de ces travaux sur le site Internet de cette organisation.