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LE PRÉSIDENT DE L’OSCE EST INQUIET DES PROCÈS DES MANIFESTANTS EN BIÉLORUSSIE ET INCITE À COMMENCER LEUR OBSERVATION

Vilnius, 17 février 2011. Le président de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) et ministre lituanien des Affaires étrangères Audronius Ažubalis a déclaré aujourd’hui être sérieusement inquiet du fait que les tribunaux biélorusses aient commencé à juger des affaires et publier des décisions envers des personnes qui ont participé aux manifestations en décembre dernier.

Le ministre a totalement soutenu les intentions du Bureau des institutions démocratiques et des droits de l’homme de l’OSCE (BIDDH) d’envoyer des observateurs aux futurs procès et il invite les organes du pouvoir à garantir que les observateurs puissent effectuer leur travail.

« Je souhaiterais mentionner que la liberté de réunion est un droit démocratique fondamentale. Il est particulièrement préoccupant qu’une partie du premier procès se passe à huis clos. Cela est inacceptable. Je suis aussi inquiet des informations, selon lesquelles certains avocats de la défense se soient vu retirer leur licence. l’OSCE doit observer de tels procès à l’avenir afin de pouvoir présenter une évaluation indépendante à nos pays membres », a dit A. Ažubalis. Il a ajouté que tous les pays membres sont obligés d’accepter des observateurs pour le processus électoral.

Il y a deux mois, tous les chefs d’État de l’OSCE, y compris le Président biélorusse A. Loukachenko, ont adopté la déclaration d’Astana, où il est noté que les engagements des pays « …dans le domaine de la dimension humaine sont un sujet de préoccupation directe et légitime pour tous les États participants et ne relèvent pas exclusivement des affaires intérieures de l’État concerné. Nous apprécions le rôle important que jouent la société civile et les médias libres pour nous aider à assurer le respect intégral des droits de l’homme, des libertés fondamentales, de la démocratie, y compris grâce à des élections libres et équitables, et l’état de droit ».

Il y a deux semaines, la représentante de l’OSCE pour la liberté des médias a aussi incité à cesser la persécution des médias en Biélorussie et elle a déclaré regretter que les autorités biélorusses n’aient pas facilité sa visite dans le pays.

Le Bureau des institutions démocratiques et des droits de l’homme de l’OSCE a observé les élections qui ont eu lieu le 19 décembre et il publiera son rapport final la semaine prochaine.