LE MINISTRE LITUANIEN DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES : SKOPJE PEUT SURMONTER LES OBSTACLES DANS SA VOIE VERS L’UE
Le 23 juillet à Bruxelles, le ministre lituanien des Affaires étrangères Linas Linkevičius a rencontré Nikola Poposki, son homologue macédonien, et lui a souligné que son pays est bien capable d’avancer dans sa voie de l’adhésion à l’Union européenne. «Lors de sa présidence du Conseil de l'Union européenne, la Lituanie voudrait voir un progrès dans les négociations d’adhésion et est prête à partager son expérience. Cela nécessite surtout l’initiative de la part de la République de Macédoine. Le succès du dialogue entre Belgrade et Pristina a démontré que les décisions politiques difficiles ne réduiront pas forcément la confiance sur la scène politique intérieure», a déclaré L.Linkevičius.
Selon L.Linkevičius, la réunion du Conseil de stabilisation et d’association tenue à Bruxelles le 23 juillet démontre également le progrès de pays. Le ministre lituanien a présidé cette réunion pour l’UE en représentant la Haute représentante pour les affaires étrangères et la politique de sécurité Catherine Ashton.
Comme chef de délégation, L.Linkevičius a remarqué que Skopje est confrontée à de différents défis internes et étrangers, notamment, les tensions ethniques, la stabilité du gouvernement, le dialogue avec les médias, la question du nom de pays, la question des relations du bon voisinage. Le ministre a encouragé à envisager les futurs pas et à tisser les liens entre les différents partis politiques au Parlement, entre le gouvernement et les représentants de la société civile et les médias, les groupes ethniques du pays, ainsi qu'avec les pays voisins.
Le Conseil de stabilisation et d’association UE-Macédoine se réunit annuellement pour réviser et évaluer la mise en œuvre l’Accord de stabilisation et d'association avec l’UE qui est une étape importante vers l’adhésion des pays candidats à l’UE. Cet accord est entré en vigueur en 2004.
La Macédoine a obtenu le statut de candidat à l’Union européenne en 2005. En 2009, la Commission européenne a recommandé d’entamer les négociations d’adhésion, mais le Conseil européen ne l’a toujours pas approuvé.