LE MINISTRE LITUANIEN DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES : SEUL LE RENFORCEMENT DES RELATIONS HUMAINES ET DU DIALOGUE CULTUREL PEUT ASSURER UN ACCORD MUTUEL
Le 23 mai, le ministre lituanien des Affaires étrangères Audronius Ažubalis a participé aux débats organisés par le MAE de la Lituanie et la Bibliothèque publique juive de Vilnius au sujet de la revue culturelle «Santara» qui témoigne de l’histoire des relations entre les nations et de la tolérance. Le ministre a souligné l’importance des liens étroits entre les nations et du dialogue interculturel pour une meilleure compréhension mutuelle entre les peuples et pour la paix.
Selon le ministre, il est important d’apprendre à nouer des relations non seulement entre les institutions publiques, mais surtout les relations directes entre les gens».
«L’Association de l’amitié israélo-lituanienne, fondée cette année en Israël, encourage à nouer des relations basées sur le respect mutuel et à fonder une organisation pareille en Lituanie. J’espère que les artistes seront parmi les premiers à répondre à cet appel, puisque ce lien entre les écrivains et les poètes, les artistes et les compositeurs, les acteurs et les dramaturges n’a jamais été définitivement interrompu », a dit A.Ažubalis.
Le ministre a rappelé que les entrepreneurs, les artistes, les scientifiques juifs, nés en Lituanie, partagent leur talent non seulement avec leur partie, mais avec le monde entier, peu importe le pays de leur résidence actuelle.
Lors de l’événement tenu dans la Bibliothèque publique juive de Vilnius récemment ouverte, a été présenté le nouveau numéro de la revue culturelle « Santara » qui introduit les créations des Juifs originaires de Lituanie dans les domaines de l’art, de la littérature et des sciences.
Ont discuté de la coopération et des échanges culturels entre la Lituanie et l’Israël durant cette rencontre : Daiva Giminaitė, responsable de la bibliothèque, Petras Bražėnas, critique littéraire lituanien, Romualdas Norkus, éditeur de la revue « Santara », Saulius Sondeckis, le chef d’orchestre, Rita Aleknaitė-Bieliauskienė, chercheuse et enseignante, Markas Zingeris, poète, et Daiva Čepauskaitė, écrivaine, lauréate du prix national de la Tolérance.
«Les peuples lituanien et juif sont liés par un amour pour le mot et le livre. Ce n’est pas par hasard que les Judéens sont une nation du Livre, tandis que les Lituaniens sont connus pour ses porteurs de livres à l’époque de l’interdiction de l’alphabet latin. C’est un bon signe, parce qu’un mot approprié, un livre, une activité culturelle et une conversation ouverte sont des liens plus forts que des traités officiels», a dit le chef de la diplomatie lituanienne.
Il a également parlé de sa visite en Israël qui a eu lieu au mois de mars, tout en insistant sur la nécessité de mieux mémoriser la contribution des justes parmi les nations en Lituanie.
«En rendant l’hommage aux victimes de l’Holocauste à Jérusalem, j’ai admiré une rangée d’arbres dans l’Allée des Justes qui conduit au mémorial Yad-Vashem. Ce serait une bonne idée de planter une allée pareille à Vilnius et d’y ouvrir un monument commémoratif aux justes parmi les nations originaires de Lituanie. Le lauréat du prix national lituanien, l’écrivain Icchok Mer, qui réside actuellement en Israël, nous a également transmis cette idée», a ajouté A.Ažubalis.
Le ministre a également condamné un acte de vandalisme qui a eu lieu à Vilnius, où les inscriptions racistes ont été laissés sur les murs de la synagogue.
«Les inscriptions anti-israéliennes sur les murs est un acte de vandalisme qui est absolument intolérable dans notre société. Cela a fait honte à tout le pays», a déclaré le ministre lituanien.