LE MINISTRE LITUANIEN DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES: L’INITIATIVE DU PARTENARIAT UE-RUSSIE POUR LA MODERNISATION SOUS-ENTEND UNE APPROCHE PLUS MODERNE DE LA RUSSIE VERS SES VOISINS
Le 22 septembre à New-York, au cour de la rencontre des ministres des Affaires étrangères des pays européens et de la Russie dont l’un des thèmes principaux a été la mise en œuvre de l’initiative du Partenariat entre l’UE et la Russie pour la modernisation, le ministre lituanien des Affaires étrangères Audronius Ažubalis a souligné la nécessité d’une approche plus moderne de la Russie vers ses pays voisins.
Selon le ministre, la régulation du conflit transnistrien pourrait être un pas vers cette modernisation.
Le ministre A.Ažubalis a également souligné que les observateurs de l'UE devraient être en mesure de se déplacer librement sur l’ensemble de territoire géorgien, tout en ajoutant qu’il espère y aurait un progrès sur cette question.
Les parties se sont mises d’accord sur les objectifs et priorités du partenariat pour la modernisation entre l’UE et la Russie au cours du sommet UE-Russie qui s’est déroulé les 31 mai - 1 juin à Rostov. Ce partenariat vise à promouvoir les réformes économiques et sociales. Parmi les domaines prioritaires sont l’harmonisation des normes techniques, la promotion du dialogue économique durable et du dialogue avec la société civile.
Ministre lituanien des Affaires étrangères estime que le partenariat UE-Russie doit inclure les droits de l'homme et la primauté de la loi.
D’après le chef de la diplomatie lituanienne, un certain nombre de projets communs de partenariat UE-Russie dans le cadre du programme de partenariat pour la modernisation pourrait être mis en œuvre à Kaliningrad, qui est bien placé pour devenir l’une des régions les plus avancées de la Russie.
La Lituanie maintient des relations étroites avec la région de Kaliningrad et se prononce pour la simplification des conditions de voyage pour les résidents de cette région.
Le ministre a souligné que l’une façon d'atteindre cet objectif consiste à réexaminer la législation Schengen sur la circulation frontalière. Dans le même temps, il est important de signer un accord sur la facilitation du régime des visas pour les résidents des régions frontalières, qui a déjà été négocié, comme il facilitera immédiatement les voyages des résidents de la zone frontalière.
D’autres questions ont été évoquées pendant la réunion ministérielle UE-Russie, à savoir: l’activité de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), les opérations en Afghanistan et au Pakistan.
Le ministre A.Ažubalis a souligné que la Lituanie espère que lors du sommet des États membres de l’OSCE, tenu cette année à Astana, sera adopté un plan d’action des mesures spécifiques, axé sur les résultats pour une poursuite de dialogue européen sur la sécurité (Processus de Corfou), avec des objectifs clairs et une échéance fixée pour leur mise en œuvre.
Il a également ajouté que ce document devrait comporter une explication sur le progrès accomplis dans la résolution des conflits gelés, les dispositions adoptées sur le renforcement du dialogue sur les questions énergétiques et de la cyber-sécurité, les engagements de l’OSCE dans la dimension humaine et leur mise en œuvre.
Selon le ministre, le sommet à Astana devrait examiner les menaces transnationales, surtout les questions de lutte contre le trafic des drogues. Le ministre A.Ažubalis a assuré que la Lituanie portera une attention particulière à ces questions lors de sa présidence de l’OSCE en 2011.
Le 22 septembre, le ministre a également rencontré son homologue arménien Eduard Nalbandyan. Le ministre A.Ažubalis a parlé à son collègue du calendrier et les priorités de la future présidence lituanienne de l’OSCE, tout en soulignant la responsabilité de l’Arménie pour le renforcement de la paix et de la stabilité dans la région.
Lors de la rencontre, les parties ont également discuté de la volonté d’euro-intégration démontrée par l’Arménie. Le ministre lituanien des Affaires étrangères a confirmé que la Lituanie est prête à aider l’Arménie à se préparer aux négociations sur un accord d’association avec l’UE.