LE MINISTRE LITUANIEN DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES: L’EUROPE DOIT FAIRE ATTENTION À UNE ÉVENTUELLE DISTORSION DES FAITS HISTORIQUES EUROPÉENS
Le 19 novembre à Bruxelles, lors de la réunion ministérielle de l’Union européenne, le ministre lituanien des Affaires étrangères Audronius Ažubalis a incité les pays membres à prendre des mesures nécessaires pour informer et sensibiliser les citoyens à l’histoire européenne commune face aux tentatives d’une désinformation éventuelle.
« Nous sommes presque tous les jours confrontés aux nouveaux défis qui nécessitent une position européenne commune. On est plus forts en étant unis et ensemble, ce qui découle de notre débat actuel. Il est important, que l’Europe parle d’une seule voix, en ce qui concerne la politique étrangère, et choisisse la voie de l’unification politique, tout en respectant ses valeurs fondamentales. Il est particulièrement important pour l’UE de développer une connaissance commune du passé européen au niveau international, des systèmes totalitaires très répressifs. Les valeurs humaines et démocratiques doivent être bien reflétées dans la politique actuelle européenne », a déclaré A.Ažubalis.
Le Conseil des Affaires étrangères a également abordé les résultats de la récente élection législative en Ukraine. Le ministre lituanien des Affaires étrangères a déclaré que le scrutin n’a pas permis de renforcer la confiance mutuelle entre l’UE et l’Ukraine. On refuse, cependant, toute mise en doute concernant la légitimité électorale. Ainsi, selon le ministre lituanien, aucune pause n’est envisageable dans les relations entre l’UE et l’Ukraine: le sommet UE-Ukraine devrait être tenu dans les meilleurs délais.
«Nous devons tenir compte de la détermination de l’Ukraine de s’intégrer dans l’espace européen. En même temps, la volonté de l’UE d’approfondir ses relations avec Kiev est essentielle. La motivation la plus forte pour des résultats palpables pour l’Ukraine serait un agenda précis et déterminé du processus de signature d’un accord d’Association avec l’UE et la mise en œuvre provisoire de l’accord avant même le prochain sommet du partenariat oriental prévu à Vilnius pour le mois de novembre», a déclaré le ministre.
Les ministres ont discuté de la situation aggravée au Moyen-Orient et de la procédure qui élèvera le statut de la Palestine à l’ONU. Le ministre A.Ažubalis a noté que l’accord de paix n’est possible que par le biais des négociations directes israélo-palestiniennes, afin d’éviter toute mesure unilatérale. Les conclusions du Conseil Affaires étrangères expriment une profonde préoccupation au sujet de la situation dans la Bande de Gaza et en Israël, tout en appelant à un cessez-le-feu immédiat.
Quant aux débats sur les négociations avec Cuba pour une conclusion d’un accord bilatéral, le ministre lituanien a appelé à respecter la position commune adoptée en 1996. Les relations peuvent évoluer, si Cuba emprunte le chemin du développement démocratique. Selon A.Ažubalis, même si on s’aperçoit des changements économiques, il n’y a pas de véritables réformes économiques. En outre, Cuba n’a pour l’instant pas ratifié les deux documents principaux des Nations unies relatifs aux droits de l’homme.
Lors de la réunion commune des ministres des Affaires étrangères et de la Défense, A.Ažubalis a souligné que les chefs d’États et de gouvernements devraient discuter du rôle de la politique de sécurité et de défense commune, de son budget et du partage de responsabilités avec les autres acteurs mondiaux. Par conséquent, selon le ministre, il est très important de prendre en compte les changements dans les pays du voisinage oriental et méridional. Les chefs d’État se réuniront pour discuter du rôle de la sécurité de l’UE en décembre 2013, lors de la présidence lituanienne du Conseil de l’UE.