LE MINISTRE LITUANIEN DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES APPELLE L’UNION EUROPÉENNE À ÊTRE PLUS OUVERTE AUX BIÉLORUSSES
Lors de la rencontre des ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne le 23 janvier à Bruxelles, le ministre lituanien des Affaires étrangères Audronius Ažubalis a souligné qu’en renforçant les sanctions contre Minsk l’Union européenne doit être plus ouverte aux Biélorusses ordinaires.
Le chef de la diplomatie lituanienne a proposé de commencer à envisager la création d’une alternative européenne pour la Biélorussie. « Nous devons clairement montrer aux Biélorusses que l’Europe ne les a pas oubliés », a déclaré A. Ažubalis.Il a rappelé que le Gouvernement lituanien a décidé l’an dernier de délivrer gratuitement des visas nationaux aux citoyens biélorusses, et la Commission européenne a proposé à la Biélorussie de commencer les négociations concernant les accords de réadmission et de facilitation du régime des visas, mais les autorités biélorusses n’ont jusqu’ici pas réagi à cette proposition.
Les ministres des Affaires étrangères ont précisé les critères d’application des sanctions envers certains responsables biélorusses, et ils ont complété la liste des personnes soumises à des mesures restrictives.
Comme l’Iran ne répond pas aux questions sur la nature de son programme nucléaire et fait monter la tension dans le détroit d’Ormuz et le Golfe persique, les ministres ont renforcé les sanctions contre ce pays dans les secteurs pétrolier, financier, du transport et de l’énergie, et ils ont approuvé d’autres mesures. Un compromis sur la date de l’entrée en vigueur des sanctions a été trouvé afin d’aider les pays membres qui pourraient avoir des difficultés à cause de l’embargo pétrolier.
A. Ažubalis a dit que les sanctions sont un moyen efficace de prévenir le régime iranien que l’Union européenne est unie, mais il soutient les efforts de la Haute Représentante européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité Catherine Ashton de poursuivre le dialogue avec l’Iran dans la préparation d’un nouveau round de négociations à Istanbul.
En réaction aux attaques terroristes au Nigeria, les ministres ont discuté de la situation dans ce pays africain et de la politique de l’UE en matière de liberté de religion. Le chef de la diplomatie lituanienne a approuvé que l’UE soutienne les autorités nigérianes et les encourage à prendre toutes les mesures possibles pour assurer la sécurité des communautés religieuses.
Le ministre a souligné que la liberté de religion au-delà des frontières extérieures de l’Union européenne doit rester une partie importante de la politique européenne des droits de l’homme.