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LE MINISTRE LITUANIEN DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES APPELLE À NE PAS RATER L’OPPORTUNITÉ DE RAPPROCHER L’UKRAINE DE L’EUROPE

Lors de la réunion du Conseil des affaires étrangères de l’UE qui a eu lieu le 10 octobre au Luxembourg, le ministre lituanien des Affaires étrangères Audronius Ažubalis a appelé à ne pas rater l’opportunité de rapprocher l’Ukraine de l’Europe et à achever les négociations sur l’Accord d’association avant la fin de l’année.

Les ministres des Affaires étrangères des pays membres de l’UE ont parlé à la réunion du processus des négociations sur l’accord d’association entre l’UE et l’Ukraine, et ils ont discuté de l’actualité sur le développement de la démocratie en Ukraine, dont la décision de justice attendue dans l’affaire de l’ancienne Première ministre Ioulia Tymochenko.

A. Ažubalis a souligné que de tels cas d’application d’une justice arbitraire comme l’affaire I. Tymochenko sont préoccupants, et Kiev doit bien voir cette réaction de l’Europe.

Toutefois, le ministre a déclaré que rien n’associera mieux l’Ukraine à l’Europe et ses valeurs que l’Accord d’association en préparation.

« L’Ukraine choisit sa voie, mais le fait que nous choisissons nous-mêmes notre voie n’en est pas moins important. Voulons-nous changer la situation en Ukraine ? Voyons-nous notre intérêt stratégique à un rapprochement de l’Ukraine ? Si nous perdons cette opportunité, ce sera préjudiciable non seulement à l’Ukraine mais aussi à l’Union européenne, sans parler de toute la région du partenariat oriental », a confirmé A. Ažubalis.

Les ministres ont aussi discuté de la situation en Biélorussie ainsi que des sanctions de l’UE contre les fonctionnaires biélorusses responsables de la répression de l’opposition et de la société civile. Des mesures restrictives ont été introduites jusqu’au 31 octobre 2011, les ministres ont décidé de les prolonger.

La Lituanie a soutenu l’élargissement de la liste des fonctionnaires responsables des répressions ainsi que l’application de sanctions aux personnes responsables des graves violations des droits de l’homme toujours perpétrées.

À la réunion, A. Ažubalis a souligné que les répressions se poursuivent en Biélorussie, entre autres contre le défenseur des droits de l’homme Ales Bielacki. Le ministre a encouragé à continuer à rappeler que l’UE reprendra le dialogue avec la Biélorussie uniquement lorsque tous les prisonniers politiques seront libérés et réhabilités et qu’on arrêtera la persécution des militants politiques.

Le ministre a aussi affirmé que l’Union européenne devrait « largement diffuser l’information qu’elle est prête à s’ouvrir aux Biélorusses ordinaires et que le Gouvernement biélorusse hésite à commencer des négociations sur la simplification du régime des visas et la réadmission ».

A. Ažubalis a déclaré que l’UE a montré sa bonne volonté à l’égard des Biélorusses en proposant de conclure des accords correspondants avec la Biélorussie. « L’UE a présenté une telle proposition, mais nous n’avons pas reçu de réponse officielle de la Biélorussie jusqu’à présent », a dit le chef de la diplomatie lituanienne.

Les ministres des pays membres de l’UE on aussi discuté de la situation au Proche-Orient et dans les pays du voisinage du sud en Tunisie, en Libye et en Syrie.

A. Ažubalis a souligné que la Lituanie, en tant que présidente de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe, a pour objectif d’assurer le soutien politique de l’OSCE aux processus de démocratisation au sud de la Méditerranée, et elle a déjà proposé aux pays partenaires de la région son expérience pour créer des institutions démocratiques et préparer des élections.