LE MINISTRE LITUANIEN DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES A SOULIGNÉ À BRUXELLES LA NÉCESSITÉ DE RENFORCER LE SOUTIEN À LA SOCIÉTÉ CIVILE BIÉLORUSSE
Lors de la séance du Conseil des Affaires étrangères de l’Union européenne (CAE) qui a eu lieu à Bruxelles le 31 janvier, il a été décidé d’introduire des sanctions de restriction des voyages dans l’UE et de gel de comptes pour les fonctionnaires du pouvoir biélorusse, responsables de la répression contre l’opposition et la société civile.
Les conclusions de l’UE soulignent que la liste des mesures et des personnes, à l’égard desquelles elles sont appliquées, reste ouverte.
Des sanctions ciblées sont prises en même temps que l’engagement de s’ouvrir encore plus à la société civile biélorusse. C’est pourquoi, il a été décidé d’accélérer la préparation des négociations avec Minsk concernant l’accord de simplification du régime des visas.
Le ministre lituanien des Affaires étrangères Audronius Ažubalis a encouragé une augmentation du soutien à la société civile biélorusse et aux programmes pour les jeunes et les étudiants, et la création, de cette manière, de conditions pour l’apparition d’une réelle alternative démocratique en Biélorussie.
« Il est particulièrement important de créer des conditions pour développer une véritable alternative démocratique. Une solution en bloc doit être appliquée envers la Biélorussie : le cas échéant, des mesures sévères doivent être introduites vis-à-vis des autorités officielles de Minsk, mais nous devons garantir que la société civile biélorusse ait la possibilité de grandir et de se renforcer. L’université européenne des sciences humaines est un réel exemple tangible de soutien de la démocratie. Nous encourageons l’Europe à soutenir ce projet qui a une utilité non seulement symbolique mais aussi pratique à travers l’éducation des citoyens de retour en Biélorussie », a dit A. Ažubalis.
De nombreux ministres qui se sont exprimés au CAE ont déclaré soutenir l’activité de l’Université européenne des sciences humaines biélorusse à Vilnius.
Les chefs de la diplomatie des pays membres de l’UE ont aussi souligné leur soutien aux représentants de l’opposition biélorusse arrêtés pour des motifs politiques, et ils ont réclamé de les libérer immédiatement et d’arrêter les persécutions des Biélorusses sur des motivations politiques.
Le ministre lituanien des Affaires étrangères a regretté que, malgré les efforts faits, la Biélorussie ne change pas sa décision concernant le non-prolongement du mandat du bureau de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) à Minsk. A. Ažubalis s’est prononcé pour la continuation des mesures diplomatiques pour obtenir une présence significative de l’OSCE en Biélorussie. L’invitation à revoir la décision sur le bureau a aussi été insérée dans les conclusions du CAE, les ministres européens des affaires étrangères pense que la mission de l’OSCE en Biélorussie n’et pas encore accomplie.
Le CAE a parlé du sujet le plus d’actualité aujourd’hui : la situation inquiétante en Égypte. Au cours de la soirée du parti populaire européen du 30 janvier, à laquelle a participé A. Ažubalis, une lettre Catherine Ashton, Haut-Représentant de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, a été signée au sujet de la situation en Égypte.
Parmi les autres questions importantes du CAE, il y a les relations entre l’UE et la Russie, le déroulement des négociations pour le nouvel accord russo-européen.
Les ministres des Affaires étrangères des pays de l’UE ont aussi discuté des actions de l’UE pour défendre la liberté de croyance au Proche-Orient. Cette question a été mise à l’ordre du jour de la séance du CAE après les attaques contre les communautés chrétiennes en Égypte et en Irak.