LE MINISTRE LITUANIEN DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES A RENCONTRÉ SON HOMOLOGUE AUTRICHIEN
Participant aux réunions du Conseil des affaires étrangères et du Conseil des affaires générales de l’Union européenne à Bruxelles, le ministre lituanien des Affaires étrangères Audronius Ažubalis a discuté le 18 juillet de la situation actuelle avec le ministre autrichien des Affaires étrangères Michael Spindelegger.
Lors de l’entretien, Audronius Ažubalis a informé son homologue que la Lituanie avait rappelé pour consultations à Vilnius l’ambassadeur de Lituanie à Vienne, et il a souligné qu’il espère obtenir dans les plus brefs délais une réponse de l’Autriche aux questions formulées dans la note.« Les Lituaniens, les Lettons et les Estoniens sont choqués. Nous avons payé un prix très élevé pour le rétablissement de notre indépendance il y a 20 ans. L’affaire du 13 Janvier et l’exécution de la justice sont une question d’importance nationale. La Lituanie n’a pas d’autre choix que de mobiliser tous les moyens diplomatiques et juridiques possibles pour éclaircir les circonstances de cet incident afin qu’elles ne se répètent plus dans l’espace de l’Union européenne. La Lituanie doit faire en sorte que l’Union européenne tire la leçon de ce manque de solidarité », a dit A. Ažubalis.
Le 15 juillet, les officiels lituaniens ont été informés de l’arrestation en Autriche le 14 juillet selon le mandat d’arrêt européen du 18 octobre 2010 du citoyen russe Michail Golovatov, suspecté dans l’affaire du 13 Janvier. Dans la nuit du 15 au 16 juillet, la Lituanie a reçu la confirmation de la libération du suspect. La Lituanie ne connaît toujours pas les motifs de la décision autrichienne.
A. Ažubalis a souligné une nouvelle fois que la Lituanie n’avait enfreint aucune formalité procédurale. Selon le ministre, il est impossible de comprendre la raison pour laquelle la Lituanie n’a pas été informé immédiatement de l’arrestation et pourquoi ils ont attendu.
A. Ažubalis a insisté sur le fait que cette question en Lituanie est aussi sensible que la question de Radko Mladić dans les Balkans. Selon le ministre, les initiatives citoyennes qui ont eu lieu le 18 juillet à Vilnius le montrent aussi.