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LE MÉMOIRE HISTORIQUE DE L’HOLOCAUSTE A TROUVÉ SA PLACE DANS LA CONSCIENCE PUBLIQUE, A REMARQUÉ LE MINISTRE LITUANIEN DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES

Durant les années de l’occupation, le pouvoir soviétique évitait de parler l’Holocauste, néanmoins, grâce aux efforts des scientifiques, des représentants des milieux artistiques et culturels et ceux des pédagogues, ce mémoire historique a trouvé sa place dans la conscience publique, a dit le ministre lituanien des Affaires étrangères Audronius Ažubalis. Le 20 avril, le ministre a salué les participants de la «Marche des vivants» qui se sont rassemblés dans le ministère des Affaires étrangères de la Lituanie pour y prendre part au séminaire intitulé « L’histoire des Juifs de la Lituanie : les reflets de l’expérience commune», lors duquel a été ouverte une exposition de photos «Synagogues en Biélorussie : les reflets du patrimoine juif du Grand-duché de Lituanie», ont été tenus les débats sur l’histoire des Juifs en Lituanie.

«Sont de plus en plus nombreux en Lituanie ceux qui sont prêts de mettre en lumière la vraie histoire de l’Holocauste et qui cherchent à préserver le patrimoine culturel juif en Lituanie. Le travail méthodique et complexe de nombreux chercheurs, historiens, représentants des milieux culturels et créateurs artistiques, responsables des musées et pédagogue, ainsi que les représentants d’autres métiers, permet de combler les lacunes de la mémoire historique de l’Holocauste», a ajouté le ministre.

Selon le ministre, la coopération internationale avec Israël, les Etats-Unis et les partenaires dans d’autres pays donne déjà ses fruits, ainsi que la participation lituanienne à l’activité de l'Équipe pour la coopération internationale sur l' éducation, le souvenir et la recherche sur l'Holocauste, unifiant des experts, des diplomates et des hommes politiques en provenance de 28 pays, ainsi que celui de la mission internationale sur les crimes des régimes soviétique et des Nazis.

«J’espère que notre expérience commune, notre respect pour les victimes de l’Holocauste, le mémoire historique et l’éducation du public, surtout des jeunes, nous permettra de respecter le « plus jamais» donné », a ajouté A.Ažubalis.

Le ministre a souligné que le vaste programme mené pour commémorer les victimes de l’Holocauste en Lituanie en 2011 par le Seimas et le gouvernement a également joué un rôle important.

«La tragédie de l’Holocauste qui a été sous-estimée pendant des années d’occupation soviétique n’est plus juste une douleur du peuple étranger dans une Lituanie libre et démocrate», a remarqué le ministre lituanien.

L’exposition intitulée «Synagogues en Biélorussie : les reflets du patrimoine juif du Grand-duché de Lituanie» créée par les étudiants de l’Académie des Beaux-arts de la Lituanie et l’Université d’Etat biélorusse est fondée sur un projet commun sur les synagogues bâties en XVII-XIX siècles sur l’ancien territoire du grand-duché de Lituanie. Les photos reflètent l’histoire complexe du patrimoine culturel juif de Lituanie, qui a connu son essor depuis XVII s., y compris les pertes tragiques du XXe siècle.

Deux livres ont également été présentés au ministère: le recueil d’articles composé par l’historien Arūnas Bubnys « L’Holocauste en Lituanie en 1941-1944 », ainsi que le livre réédité en anglais de l’ambassadeur Alfonsas Eidintas intitulé «Juifs, Lituaniens et l’Holocauste » (Jews, Lithuanians and the Holocaust).