LE MAE LITUANIEN SOUTIENT CONSTAMMENT LES EFFORTS POUR GARANTIR LES DROITS DE L’HOMME EN BIÉLORUSSIE
Le ministère lituanien des Affaires étrangères soutient constamment les efforts pour garantir les droits de l’homme et renforcer la société civile en Biélorussie et il s’efforce avec les autres institutions lituaniennes d’empêcher une utilisation des outils de la coopération juridique bilatérale à des fins politiques dans le pays voisin.
Des réunions interservices sur le thème de la Biélorussie ont été organisées en juin et en juillet à l’initiative du MAE. On a discuté de la manière de protéger les personnes liées à l’opposition biélorusse. Dès réception d’information sur une possible utilisation des instruments de l’entraide juridique bilatérale contre des membres de la société civile, le MAE s’est adressé aux autres institutions lituaniennes en demandant de ne pas fournir à la Biélorussie d’informations pouvant être utilisées pour persécuter l’opposition.Un des exemples de ces persécutions est l’arrestation du chef de l’organisation non-gouvernementale biélorusse « Viasna » Ales Beliatski et les actions des institutions biélorusses contre l’organisation de défense des droits de l’homme qu’il dirige. La Lituanie a fermement protesté contre ces actes du régime biélorusse.
« Ce cas est un avertissement sur les possibles conséquences négatives que peut avoir une décision formelle concernant la transmission d’information à des pays étrangers, adoptée sans prendre en compte le conseil politique du MAE », a dit le ministre lituanien des Affaires étrangères Audronius Ažubalis.
La Lituanie et ses partenaires européens continueront activement à demander la libération des prisonniers politiques en Biélorussie.
Le ministre lituanien des Affaires étrangères soulève constamment la question de la Biélorussie dans les réunions du Conseil des affaires étrangères de l’UE. Rien que cette année, les ministres européens des Affaires étrangères ont adopté deux fois des décisions introduisant des sanctions financières et de restriction de voyager vis-à-vis des fonctionnaires biélorusses qui ont personnellement participé aux persécutions de la société civile ou à la restriction de ses droits et libertés. Le Conseil des affaires étrangères de l’UE exhorte en permanence dans ses conclusions les autorités biélorusses à cesser les persécutions politiques et la répression des médias indépendants, et il exige la libération immédiate et sans condition des prisonniers politiques. Des rencontres de A. Ažubalis sont organisées avec les représentants de la société civile biélorusse.
Le MAE a aidé à l’ouverture à Vilnius de la Maison de la Biélorussie unie qui réunit des organisations non-gouvernementales, des académiciens et des intellectuels biélorusses souhaitant poursuivre leur action en exil. Le ministère apport un soutien total à l’Université européenne ds sciences humaines, fermée en Biélorussie et en exil à Vilnius.
Le MAE ne participe pas aux échanges d’informations juridiques et financières entre pays, mais il a exprimé plus d’une fois ses recommandations aux institutions compétentes. Il faut s’abstenir de transmettre à la Biélorussie des informations qui pourraient être utilisées à des fins politiques et pour persécuter la société civile.