L’AVENIR DU PARTENARIAT ORIENTAL AU CENTRE DE LA DISCUSSION À BRUXELLES
Lors de la discussion « Le Partenariat oriental après Vilnius: opportunités et défis », organisée le 24 octobre à Bruxelles, le vice-ministre lituanien des Affaires étrangères Andrius Krivas a souligné que l’avenir de l’initiative dépendra de l’Union européenne et des partenaires orientaux.
« Les progrès des partenaires dans la mise en place des réformes convenues, les encouragements de l’Union européenne et son aide active aux partenaires pour les mettre en œuvre, une approche ouverte et créative sur nos relations dans le futur : ce sont les principaux facteurs, dont dépendra le succès de la politique de Partenariat oriental à l’avenir », a déclaré A. Krivas.
Lors de la discussion, on a présenté la récente étude du Centre d’études d’Europe orientale (CEEO) de Vilnius au sujet du «Partenariat oriental après Vilnius : mission accomplie, mais des missions encore plus grandes sont encore à venir ».
Richard Tibbels, chef de division en charge de la coopération multilatérale du Partenariat oriental du Service européen pour l’action extérieure (SEAE), Laurynas Kasčiūnas, chef du Service d’analyse et de recherche politiques du CEEO, Giselle Bosse, enseignante en sciences politiques à l’Université de Maastricht, et Balasz Jarabik, chercheur associé au FRIDE et CEPI et directeur des projets « Pact », ont également participé à la discussion, organisée par la représentation permanente de la Lituanie auprès de l’Union européenne et le centre de recherche European Policy Center. Plus de 100 experts travaillant à Bruxelles étaient présent à l’événement.
Selon le vice-ministre, après la signature et le paraphe d’accords d’association et de libre-échange avec l’Ukraine, la Moldavie et la Géorgie lors du Sommet du Partenariat oriental à Vilnius, la prochaine étape logique serait des efforts renforcés pour les mettre en œuvre.
«Une signature simple de nos accords n’est pas suffisante. Notre mission est de garantir que leur mise en œuvre soit la plus rapide et efficace possible. C’est une occasion historique pour nous tous afin que la transformation démocratique et économique des partenaires orientaux atteigne un point de non-retour », a souligné le vice-ministre.
Selon A. Krivas, il ne sera pas facile de mettre en œuvre les Accords d’association, les pays partenaires devront entreprendre de nombreuses réformes complexes, mais cela vaut vraiment la peine de prendre ce chemin. S’appuyant sur l’expérience de l’intégration européenne de la Lituanie, A. Krivas a souligné que, si on veut garantir le succès du processus, l’UE ne doit pas rester en retrait, mais s’impliquer et aider activement.
« En premier lieu, nous devons réfléchir comment conserver l’attention de l’Union européenne sur le Partenariat oriental, lorsque le Sommet de Vilnius sera terminé. En second lieu, nous devons allouer suffisamment de ressources pour une mise en œuvre réussie des accords. En troisième lieu, nous devons chercher des moyens pour aider nos partenaires les plus ambitieux à réaliser leurs objectifs européens », a dit le vice-ministre
Le Partenariat oriental est l'une des principales priorités de la présidence lituanienne du Conseil de l’UE. Le 3e Sommet de Vilnius qui aura lieu à Vilnius les 28 et 29 novembre est l’événement au plus haut niveau le plus important en Lituanie.