L’AMBASSADEUR GIEDRIUS PUODŽIŪNAS RETOURNE EN AUTRICHE
L’ambassadeur de Lituanie en Autriche Giedrius Puodžiūnas retourne à Vienne, d’où il avait été rappelé pour consultations mi-juillet. Le ministre lituanien des Affaires étrangères Audronius Ažubalis a pris une telle décision compte tenu de la signature d’une déclaration bilatérale par les ministres de la Justice de Lituanie et d’Autriche qui se sont rencontrés le 23 septembre. La ministre autrichienne de la Justice s’est engagée dans cette déclaration à soulever la question du réexamen de l’exception d’application de l’ordre d’arrêt européen.
« L’intention de l’Autriche de reconsidérer l’application de l’exception est un signe que ce pays a entendu la voix de la Lituanie et des autres partenaires de l’UE ainsi que l’avis de la commissaire européenne Viviane Reding. Je crois que cet incident particulièrement douloureux pour la Lituanie est une bonne leçon pour l’Europe et qu’il a renforcé sa solidarité. Toutefois, nous ne devons pas arrêter la lutte pour une vision commune de l’Europe sur l’histoire, quelle que soit la difficulté de cette voie », a déclaré le ministre lituanien des Affaires étrangères Audronius Ažubalis.
Selon lui, une vision commune de l’Europe sur l’histoire n’est encore qu’en création. La Lituanie est particulièrement active dans ce processus.
« Je peux dire que la Lituanie est le pays qui a, le premier, sonné les cloches de la conscience européenne. Nous avons vraiment beaucoup fait pour que toute l’Europe entende parler du cas de Michail Golovatov, et sache ou se rappelle ce que la Lituanie a vécu le 13 Janvier et au nom de quoi nous nous sommes dressés contre les chars à mains nues. Je peux affirmer qu’à l’avenir on ne prendra pas si vite de décision dans une telle situation tant en Autriche que dans n’importe quel autre pays de l’UE », a déclaré le ministre.
Selon A. Ažubalis, le temps qu’il a fallu pour obtenir que l’UE fixe l’objectif de créer une plateforme de la mémoire et de la conscience européenne, c’est-à-dire commencer à parler des crimes commis par les régimes communistes avec le même langage que pour les crimes nazis, témoigne de la complexité de la question.