LA BIÉLORUSSIE ÉVITE LA COOPÉRATION EN MATIÈRE DE SÛRETÉ NUCLÉAIRE
Le ministère lituanien des Affaires étrangères conteste les affirmations habituelles consciemment trompeuses des représentants biélorusses dans les médias le 23 mars dernier sur le fait que la Lituanie évite le dialogue sur les procédures d’évaluation de l’impact sur l’environnement de la centrale nucléaire en cours de construction en Biélorussie.
C’est notamment la Biélorussie qui évite d’effectuer une évaluation complète de l’impact sur l’environnement conformément aux exigences de la Convention des Nations Unies sur l’évaluation de l’impact sur l’environnement dans un contexte transfrontière (Convention d’Espoo).
Par ailleurs, La Biélorussie doit répondre aux questions des parties intéressées, puis organiser des débats publics en Lituanie et des consultations bilatérales, et non pas essayer manifestement de se soustraire à sa responsabilité pour les travaux non effectués.
Les institutions biélorusses compétentes n’ont toujours pas répondu aux questions de la Lituanie, les officiels biélorusses, qui affirment que la Lituanie ne coopère pas, induisent consciemment en erreur la communauté internationale.
La Lituanie a déposé une plainte auprès du Comité d’application de la Convention d’Espoo en juin 2011. Selon la Lituanie, la Biélorussie se contente de déclarer mais n’applique pas réellement les exigences de la Convention d’Espoo.
La procédure d’examen de la plainte de la Lituanie concernant les actions de la Biélorussie a eu lieu au Comité d’application de la Convention de l’ONU sur l’évaluation de l’impact sur l’environnement dans un contexte transfrontière les 20 et 21 mars derniers à Genève. Selon le ministère des Affaires étrangères, toutes les interprétations des officiels biélorusses responsables avant la fin de la procédure sont le signe d’une incompétence.
Il convient d’attirer l’attention sur le fait que la Biélorussie avait déjà commencé en janvier 2009 les travaux préparatoires de construction d’une centrale nucléaire sur le site d’Ostroviets à 50 km de la capitale lituanienne, mais elle n’a invité la Lituanie à participer au processus d’évaluation de l’impact sur l’environnement qu’en août 2009. Selon la Lituanie, il s’agit d’une violation grossière de la Convention d’Espoo, car celle-ci prévoit que ce n’est qu’après avoir effectué toutes les procédures d’évaluation de l’impact sur l’environnement, répondu aux questions des pays qui subiront un impact et organisé des débats publics qu’on peut commencer les travaux concrets de construction d’un objet pouvant avoir un impact transfrontière.
Par conséquent, la Lituanie souligne une nouvelle fois que seule une action transparente des officiels biélorusses et leur franche coopération sans cacher d’information à la communauté internationale sur les projets nucléaires en Biélorussie peut encourager une confiance réciproque et la coopération internationale.