La Biélorussie est de nouveau appelée à construire la centrale nucléaire conformément aux engagements internationaux
Du 30 juin au 2 juillet 2014, lors de la conférence ministérielle de la convention d’Aarhus, les parties ont de nouveau appelé la Biélorussie à se conformer aux dispositions de la Convention quant à la mise en œuvre du projet relatif à la centrale nucléaire.
Il a été constaté que la Biélorussie construit la centrale nucléaire d’Astravets en violant la Convention car la société n’a pas accès à l’information concernant ce projet. Les participants à la réunion ont également souligné le fait que la Biélorussie n’a pas mis en œuvre les recommandations que le Comité de contrôle du respect des dispositions de la convention d’Aarhus lui a soumis trois ans auparavant.
La convention d’Aarhus est une convention des Nations Unies sur l'accès à l'information, la participation du public au processus décisionnel et l'accès à la justice en matière d'environnement qui a été adoptée à Aarhus (Danemark) en 1998 et qui est entrée en vigueur en 2001.
A l’initiative de la Lituanie, les Etats-membres de l’UE ont publié un communiqué commun appelant la Biélorussie à se conformer à ces exigences d’ici la prochaine réunion des parties à la Convention. Si tel ne sera pas le cas, il prévu d’appliquer à la Biélorussie les mesures énoncées dans ladite Convention.
Lors de la réunion des Etats parties à la convention de l’ONU sur l'évaluation de l'impact sur l'environnement dans un contexte transfrontière (convention Espoo), qui s’est tenue à Genève en juin 2014, la Biélorussie a également été appelée à se conformer aux exigences de cette Convention et à présenter les réponses aux principales questions soulevées par la population et les experts lituaniens sur la sûreté de la centrale nucléaire d’Astravets et sur le risque pour la santé de la population lituanienne.
En 2011, le Comité de contrôle du respect des dispositions a constaté que la Biélorussie avait violé la convention d’Aarhus en limitait l’accès à l’information aux ressortissants biélorusses ainsi que la possibilité offerte à la population de présenter des commentaires sur l’évaluation des incidences sur l'environnement, notamment en ce qui concerne le choix de la construction de la centrale à Astravets.