L. Linkevičius s’est prononcé à New York pour la non-application du droit de véto au Conseil de sécurité de l’ONU dans les cas de génocide et de crimes contre l’humanité
Poursuivant sa visite à New York, où se déroulent cette semaine le débat général de l’Assemblée générale des Nations Unies, le ministre lituanien des Affaires étrangères Linas Linkevičius a participé le 25 septembre à l’événement de haut niveau sur la non-application du droit de véto au Conseil de sécurité de l’ONU dans les cas de crimes odieux de masse.
L’événement a été organisé par la France et le Mexique qui cherchent à affirmer cet accord entre les membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU.
L. Linkevičius a exprimé un total soutien à l’initiative de la France et du Mexique et il a reconnu son importance pour l’histoire de la diplomatie multilatérale. Selon le ministre des Affaires étrangères, les désaccords au sein du Conseil de sécurité de l’ONU, lorsqu’on parle de crimes odieux comme le génocide ou les crimes contre l’humanité, ne peuvent être tolérés et sont contraires à l’esprit de la Charte de l’ONU.
« Invoquer le droit de véto en cas de crimes odieux de masse c’est mépriser la justice et la responsabilité. C’est mépriser l’humanité », a déclaré L. Linkevičius.
Le droit de véto au Conseil de sécurité de l’ONU appartient à ses cinq membres permanents : États-Unis d’Amérique, Royaume-Uni, Chine, France et Russie. Le droit de véto est surtout utilisé par la Russie et la Chine. Il y a eu un véto sur 193 résolutions depuis la fin de la Guerre froide, 27 depuis 1990 et 9 depuis 2005.
Le 17 octobre 2013, la Lituanie a été élue comme membre non permanent du Conseil de sécurité de l’ONU pour la période 2014-2015.