L. Linkevičius: pour empêcher les conflits, nous devons sans attendre réagir aux violations systématiques des droits de l’homme
En marge de la 71e Assemblée générale des Nations Unies, le 21 septembre à New York (États-Unis) a eu lieu la discussion, initiée par les ministres de Affaires étrangères de la Suisse et de l’Allemagne, « Prévention des conflits pour garantir la protection des droits de l’homme ». S’adressant aux participants de la discussion, le ministre lituanien des Affaires étrangères Linas Linkevičius a noté que la prévention des conflits est étroitement liée à la protection des droits de l’homme.
«Les violations des droits de l’homme, l’intolérance et la discrimination deviennent souvent les causes du conflit. Nous devons sans attendre réagir aux violations des droits de l’homme pour empêcher les conflits. La prévention est efficace lorsqu’elle se fait en étroite coopération avec les défenseurs des droits de l’homme, de même lorsque le rôle actif des femmes dans la résolution des conflits est affirmé», a déclaré ministre.
L. Linkevičius a exprimé un ferme soutien à l’action du Conseil des droits de l’homme et du Bureau du Haut-Commissaire aux droits de l’homme, et il a appelé à assurer une coopération régulière entre le Haut-Commissaire aux droits de l’homme et le Conseil de sécurité de l’ONU afin d’obtenir une plus grande cohésion entre les trois piliers du système des Nations Unies: la paix et la sécurité, le développement et les droits de l’homme.
Le chef de la diplomatie lituanienne a attiré l’attention sur le fait qu’en tant que membre non-permanent du Conseil de sécurité de l’ONU en 2014-2015, la Lituanie a initié à plusieurs reprises des présentations de situation sur les violations des droits de l’homme dans l’est de l’Ukraine et la Crimée occupée par les Russie.
«Le droit de veto du Conseil de sécurité de l’ONU protège ceux qui commettent des violations évidentes et horribles des droits de l’homme. L’utilisation de ce droit a permis d’opposer un veto au renvoi du dossier de la Syrie à la Cour pénale internationale ainsi qu’à la mise en place d’un tribunal international pour la catastrophe aérienne du vol MH17», a noté L. Linkevičius.