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EN DÉCIDANT DE L’EMBARGO DES ARMES POUR LA SYRIE, L’UNION EUROPÉENNE DOIT ÉVALUER LES CONSÉQUENCES, A DIT LE MINISTRE LITUANIEN DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES

Lors de la réunion des ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne le 27 mai à Bruxelles, le ministre lituanien des Affaires étrangères Linas Linkevičius a appelé à soutenir un règlement politique de la crise en Syrie. Il a été discuté à la réunion du Conseil des affaires étrangères sur la façon d’agir concernant l’embargo sur la livraison d’armes et les sanctions à l’égard de la Syrie en vigueur jusqu’au 1er juin. « Le Conseil a convenu d’une poursuite des sanctions vis-à-vis de la Syrie. S’il faut soutenir l’opposition en livrant des armes, on laisse les pays membres décider individuellement en respectant des restrictions et des garde-fous qui seront énoncés dans la déclaration politique, conformément aux règles générales adoptées au Conseil en décembre 2008. Aucun pays membre n’a actuellement l’intention de livrer des armes, et le Conseil réexaminera cette question avant le 1er août, compte tenu de l’évolution des événements », a dit L. Linkevičius.

Lors du Conseil des affaires étrangères, le chef de la diplomatie lituanienne a appelé l’UE à soutenir l’initiative du Secrétaire d’État américain John Kerry et du ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov d’organiser une conférence internationale à Genève. Il a rappelé que, pendant sa visite au Proche-Orient la semaine dernière, il a entendu la position réservée de tous les protagonistes concernant la possibilité de lever l’embargo sur les armes.

« Nous devons garantir que les armes ne parviennent pas aux nombreux groupes terroristes qui pourraient les utiliser contre la population pacifique », a déclaré L. Linkevičius.

Le ministre a aussi encouragé l’UE à définir clairement sa position à l’égard de tous les groupes en activité dans la région au vu de l’augmentation ces derniers temps d’informations préoccupantes. L’UE reconnaît le Hamas comme une organisation terroriste, tandis qu’elle ne considère pas la branche militaire du Hezbollah comme telle.

Pendant le Conseil des affaires étrangères, on a aussi discuté de la préparation pour la discussion des chefs d’État et de gouvernement de l’UE en décembre sur la politique de sécurité et de défense commune. Le chef de la diplomatie lituanienne s’est prononcé pour que cette politique comprend également la sécurité et la sûreté énergétiques, cybernétiques et nucléaires. Il a aussi appelé à renforcer la coopération avec les partenaires : les organisations internationales comme l’OTAN et les pays du partenariat oriental.