DISCOURS DE LA VICE-MINISTRE LITUANIENNE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES ASTA SKAISGIRYTĖ LIAUŠKIENĖ LORS DE LA RENCONTRE AVEC PROFESSEUR GAOUSSOU DIAWARA À L’OCCASION DES JOURNÉES DE LA FRANCOPHONIE
Mesdames, Messieurs les Ambassadeurs,
Chers collègues,
Chers amis francophones,
C’est un grand plaisir de vous féliciter à l’occasion des Journées de la Francophonie! La Lituanie célèbre cette fête ensemble avec la communauté mondiale francophone toujours en croissance, composée déjà des 75 pays membres aux cinq continents.
Le slogan des Journées de la Francophonie de cette année est: „Le français est une chance!“ C’est vrai que la maîtrise du français nous donne beaucoup de chances, non seulement pendant les Journées de la Francophonie, pour mener un dialogue, pour rencontrer les autres et pour présenter nous-mêmes.
Aujourd’hui nous avons une chance pour faire la connaissance du pays francophone lointain, qui est au cœur de l’Afrique de l’Ouest. C’est le Mali, un pays, où les déserts de Sahara rencontrent des ravins fertiles des fleuves Niger et Sénégal, où les agriculteurs demeurent auprès des nomades.
Le Mali peut être fier de son patrimoine historique : c’est là, où les anciens empires de l’Afrique de l’Ouest, celles du Ghana, du Mali, des Songhaïs ont été établis. C’est là, où les échanges commerciaux et culturels entre l’Afrique sub-saharienne et le monde berbère et arabe ont eu lieu et ont créé la vieille ville de Tombouctou, reconnue par l’UNESCO comme un site du patrimoine mondial.
Le Mali peut être fier non seulement de son passé mais aussi de son présent, de ses gens et de son réussite dans les domaines divers, surtout dans le domaine culturel.
Il y a 21 ans, fin de mars 1991, les gens non-armés sont venus dans les rues des villes du Mali pour protester contre un régime autoritaire. Ils n’ont pas laissé de leur faire peur ou d’être provoqués par les répressions du régime, même si certains ont été tués. Leur sacrifice a forcé la dictature de céder le pouvoir. Au XXI siècle, le Mali, comme la Lituanie, a pris un rôle responsable dans la communauté internationale pour promouvoir les valeurs démocratiques. Pour donner un exemple très récent, le Mali et la Lituanie sont liés par une expérience très récente de la présidence à la Communauté des démocraties en 2005-2007 et 2009-2011 respectivement.
Le Mali est proclamé non seulement par sa fidélité à la démocratie, mais aussi par sa vie culturelle éclatante, qui est représenté ici parmi nous.
C’est un grand plaisir pour moi d’accueillir professeur Gaoussou Diawara, un artiste et un chercheur francophone du Mali, arrivé de Bamako, capital du Mali, ainsi que ses proches: sa femme Viktorija Diawara, devenue cette année consul honoraire de la Lituanie au Mali, et leur fils Victor Diawara, artiste populaire en Lituanie.
Honorable professeur,
Je crois que je ne me tromperais pas si je présente vous tout d’abord comme un artiste : un poète, un écrivain, un dramaturge. Parmi vos œuvres – y en a certains exposés en galerie auprès de cette salle – il y a beaucoup des œuvres pour théâtre, des essais, des nouvelles, des livres de la poésie et un roman. Vos œuvres ont attiré attention et reconnaissance globale. Vous avez reçu beaucoup de prix, le Prix de Radio France Internationale parmi eux. J’espère que le temps arrive, quand vos œuvres seront traduites aussi en lituanien.
De plus, professeur Diawara est aussi un des leaders de la communauté des artistes maliens, fondateur de l’Union des écrivains maliens, président de l’Association des écrivains du Mali et président du Centre malien de l’Institut international du théâtre. Il transmet son expérience à la nouvelle génération des artistes en enseignant à la Faculté des Langues, Arts et Sciences humaines de l’Université de Bamako.
Professeur Diawara travail non seulement pour la Francophonie au Mali. Il a participé en tant qu’invité personnel du chef d’Etat malien aux sommets de la Francophonie à Bucarest (Roumanie) en 2006, à Québec en 2008, à Montreux en 2010 ainsi qu’aux autres rencontres internationales pour encourager la diversité culturelle, les droits de l’homme et la paix.