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Au sein des Nations Unies, la Lituanie a demandé à la Russie de ne pas réécrire les accords de Minsk sur le cessez-le-feu en Ukraine

Le 21 janvier 2015, à la demande de la Lituanie, le Conseil de sécurité des Nations Unies a débattu de la dégradation de la situation en Ukraine de l’Est et des violations incessantes de la trêve définie dans le cadre des accords de Minsk.  

Raimonda Murmokaitė, ambassadrice et représentante permanente de la Lituanie auprès des Nations Unies, a attiré l’attention sur le fait que depuis la signature de l’accord sur le cessez-le-feu les séparatistes soutenus par la Russie continuent à s’armer et à se regrouper. De plus, ils ont annexé 500 kilomètres carrés supplémentaires sur le territoire ukrainien.

La représentante lituanienne a souligné le fait que la crise en Ukraine de l’Est n’est pas une guerre civile mais une tentative appuyée depuis l’étranger de déstabiliser l’Ukraine, commise de manière bien réfléchie et systématique. « Chaque démarche défensive de la part de l’Ukraine est interprétée par la machine propagandiste russe comme une violation des accords sur le cessez-le-feu, alors que la Russie n’a jamais condamné les séparatistes et ne s’est jamais s’est distanciée d’eux. Les tentatives russes de réécrire les accords de Minsk de telle façon que les adjonctions territoriales par les séparatistes soient légitimées et entérinées témoignent du soutien de Kremlin à ces criminels », a noté la représentante permanente lituanienne.

R. Murmokaitė a souligné le fait que la Lituanie rejette toute demande de revoir les accords sur le cessez-le-feu. « Les accords sont conclus et il faut les respecter. Nous incitons tous les pays, notamment la Russie à respecter les accords de Minsk et à pleinement les mettre en œuvre », a dit la diplomate.

« Si la Russie désire vraiment que les violences en Ukraine de l’Est cessent, elle doit arrêter ses actions déstabilisantes et son soutien aux séparatistes ainsi qu’à retirer son armement. De plus, il est nécessaire de renforcer le contrôle des frontières entre la Russie et l’Ukraine pour que ces frontières soient constamment surveillées par l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe », a noté R. Murmokaitė. Selon la représentante lituanienne, il est également indispensable que des représentants des organisations internationales, notamment des Nations Unies et de l’OSCE, puissent surveiller, sans obstacles, la situation sur le territoire ukrainien, y compris la Crimée.

Lors de son intervention à la réunion du Conseil de sécurité de l’ONU, Jeffrey Feltman, Secrétaire général adjoint de l’ONU aux affaires politiques, a attiré l’attention sur le fait que la situation sécuritaire en Ukraine de l’Est est à son pire niveau depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu et la trêve n’existe que dans les paroles. Le représentant de l’ONU a formulé l’espoir qu’une solution concernant la situation en Ukraine sera trouvée lors de la réunion au « format Normandie » et a mis l’accent sur la nécessité de mettre en œuvre les accords de Minsk.