À BRUXELLES, LES MINISTRES DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES ONT DISCUTÉ DU PROCHAIN SOMMET UE-RUSSIE
Le 10 mai à Bruxelles, le ministre des Affaires étrangères Audronius Ažubalis a participé au Conseil Affaires étrangères de l’Union européenne qui a porté sur la préparation au sommet UE-Russie, prévu pour le 31 mai à Rostov-sur-le-Don.
Cette rencontre permettra d'aborder des questions internationales importantes pour les deux parties, telles que la crise économique, les changements climatiques, les questions énergétiques, ainsi que les relations UE-Russie. Les participants du sommet chercheront également à se mettre d’accord sur les objectifs du partenariat entre l’UE et la Russie dans le cadre du programme de modernisation.
«Le programme du partenariat pour la modernisation de la Russie doit comprendre non seulement la modernisation économique, mais également la modernisation du pays aux niveaux politique et social», a souligné le ministre A.Ažubalis, en présentant la position lituanienne.
Le ministre a également encouragé à avancer dans les négociations sur le nouvel accord de partenariat et de coopération entre l’UE et la Russie. A.Ažubalis a remarqué qu’une incertitude existe toujours quant à l’adhésion de la Russie à l’Organisation mondiale du commerce, tout en rappelant les pratiques protectionnistes inquiétantes de la Russie concernant la hausse des droits de douane et l’application de ces derniers sur le territoire de l’union douanière qui est en train de se constituer entre la Russie, la Biélorussie et le Kazakhstan.
En intervenant au sujet des propositions de nouvelles mesures dans le dialogue actuel sur le régime de visas entre l’UE et la Russie, le ministre a souligné que l’exemption de visas est un objectif à long terme qui devrait être atteint étape par étape, en se concentrant sur le progrès en pratique. Le chef de la diplomatie lituanienne a attiré l’attention sur l’importance de la libéralisation du régime des visas avec les pays participant à l’Initiative du partenariat oriental.
Selon le ministre, le respect des normes internationales de sécurité nucléaire et de protection de l’environnement doivent occuper une place particulière dans l’ordre du jour des relations UE-Russie, notamment, en ce qui concerne la mise en œuvre de nouveaux projets d’énergie nucléaire en Russie.
Les ministres des Affaires étrangères des pays européens ont discuté des objectifs de l’UE au Conférence d’examen du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires qui a commencé le 3 mai à New York et des résultats du premier jour de la conférence. Lituanie se prononce pour l’application des sanctions internationales contre l’Iran, si le pays continue à violer ses obligations internationales et n’arrête pas son programme nucléaire.
Un accord de coopération entre l’UE et la Corée du Sud a été signé à l’issue de la rencontre des ministres des Affaires étrangères.
Le chef de la diplomatie lituanienne a également participé à une réunion du groupe d’amis d’Ukraine, lors de laquelle les ministres européens et le ministre ukrainien des Affaires étrangères Kostiantyn Hrychtchenko ont discuté de la situation politique dans ce pays, des questions d’actualité de coopération entre l’UE et l’Ukraine, y compris d’une éventuelle libéralisation du régime des visas.
Au cours du Conseil Affaires générales de l’UE ont été discutées les questions de l’ordre du jour du prochain Conseil européen, prévu pour les 17-18 juin. Au mois de juin, le Conseil européen prendra des décisions importantes sur le changement climatique et la stratégie UE 2020 qui vise à promouvoir la croissance économique et l’emploi. A.Ažubalis a souligné que la Lituanie est intéressée par des indicateurs nationaux réalistes et motivants et une identification des obstacles à la croissance au niveau de l’UE et dans des États membres. Comme l’un des principaux obstacles rencontrés par la Lituanie, le ministre a évoqué le sous-développement des infrastructures énergétiques et celles de transport.
Le ministre a ajouté que dans le domaine du changement climatique, l’intérêt de la Lituanie consiste à chercher qu’avant toute décision future, soient pris en compte des efforts des partenaires internationaux.